L’un des monstres sacrés de la musique gnaoua a tiré sa révérence ce dimanche 2 août dans sa ville natale d’Essaouira suite à une longue maladie. Maâlem Mahmoud Guinea était l’une des figures emblématiques de cette musique ancestrale subsaharienne aux origines mystiques. C’est d’ailleurs un héritage considérable qu’il lègue aux générations à venir. Né en 1951, c’est très jeune qu’il partage son art gnaoui, qui représente plus qu’une passion chez lui mais un don inné, une tradition qui se perpétue de père en fils. Maâlem Boubker Guinea, une autre sommité du genre, qui n’est autre que son père, lui transmettra son guembri à l’âge de 12 ans.
Le légendaire ambassadeur de la musique gnaouie est aussi un maître en matière de fusion. Conscient que cette musique ne peut être pérennisée qu’en traversant les frontières, il instaurera le dialogue entre le tagnaouite et les musiques du monde. Grâce à ses fusions, notamment avec de grands noms de la musique du globe comme Carlos Santana, Adam Rudolph, Will Calhoun, Issaka Sow, et Aly Keita, pour n’en citer que quelques uns, il introduira la musique gnaoua dans le monde entier. Ce métissage musical lui ouvrira les portes de nombreux festivals internationaux, notamment, en France, en Belgique, en Norvège, au Canada et même au Japon. L’enfant de Mogador ne cessera jamais de faire montre de son talent.
Il y a quelques mois seulement, Maalem Mahmoud Guinea faisait encore vibrer son guembri au festival Mawazine sur la scène de Salé. Sans oublier l’instant d’une grande symbolique durant la clôture du dernier festival Gnaoua d’Essaouira où il transmettra son instrument à son fils afin de perpétuer la tradition familiale.
A B.
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Novitacu
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