mardi 2 juin 2015

Etablissements touristiquesComment rehausser les standards

Nouvel avis du Conseil économique, social et environnemental (CESE) sur un projet de loi. Cette fois-ci, le Conseil de Nizar Baraka a été saisi par la Chambre des conseillers autour du texte relatif aux établissements touristiques et autres formes d’hébergement, présenté il y a quelques mois par Lahcen Haddad (cf. www.leconomiste.com). Les membres du CESE qui ont examiné ce texte, ont reconnu qu’il «constitue une avancée en faveur d’une gestion efficiente et pérenne du secteur, dans une ambition d’installer une culture de la qualité au sein de ces établissements». Néanmoins, ils ont estimé que ce projet de loi «souffre de certaines fragilités», auxquelles il faudra remédier à travers l’introduction de certaines dispositions qui s’articulent autour de plusieurs axes. Cela concerne notamment l’opérationnalité de ce texte, la structuration du secteur touristique et la prise en compte de la dimension environnementale.
Ainsi, le Conseil a mis l’accent sur une série de mesures à mettre en place afin d’assurer une plus grande efficacité de cette nouvelle réglementation. L’idée est de rehausser le niveau des prestations du secteur touristique national. En tête des recommandations, «la nécessité de placer la satisfaction du client, national ou étranger, au cœur du dispositif réglementaire», est-il indiqué. Il s’agit notamment «d’introduire des normes qualitatives transversales et d’assurer l’alignement sur les standards internationaux dans le domaine». Au niveau de l’opérationnalisation des orientations de ce projet de loi, le CESE propose de «l’accompagner des principaux textes d’application». Il faut dire que certains textes relatifs à plusieurs domaines sont restés lettre morte à cause du retard dans la publication de leurs décrets d’application. L’idée est aussi de prévoir «des mesures d’accompagnement, afin d’appuyer les opérateurs, notamment en termes de formation». Ceci est d’autant plus important que la qualité des RH est l’un des maillons faibles dans ce secteur au Maroc. L’avis du CESE met également l’accent sur un autre aspect concernant le capital humain. Le Conseil appelle à «améliorer les conditions de travail de tous les personnels du secteur». Cela passe par «la promotion du dialogue social, de la formation continue…». Dans le même sens, ce rapport insiste aussi sur «l’importance de garantir le respect des horaires de travail en conformité avec la législation en vigueur».
La pérennité du développement touristique passe également par la préservation des ressources naturelles et la prise en compte du souci environnemental. C’est dans ce sens que le CESE appelle à «adopter une démarche intégrée pour la promotion d’un tourisme durable». L’idée est de «mettre en place des mécanismes permettant aux établissements touristiques de décliner leurs engagements en matière de développement durable». Concrètement, il s’agit «de promouvoir la consommation des produits locaux et la sensibilisation quant à une gestion économe d’eau et d’énergie». Des actions doivent être menées vis-à-vis des collaborateurs et des clients, afin de favoriser leur implication dans cette démarche, fait-on savoir. Cela concerne également la gestion des déchets, à travers le recours au tri et au recyclage.

 Attractivité territoriale

Le CESE a examiné un autre projet de loi, également sur saisine de la Chambre des conseillers. Il s’agit du texte sur «la répartition territoriale de l’investissement public». L’idée est de préparer le terrain à l’entrée en vigueur de la régionalisation avancée, à travers notamment la redéfinition du rôle de certains organismes comme les Centres régionaux d’investissement. L’idée est aussi de procéder à l’élaboration et à l’exécution des plans de développement régionaux et à l’amélioration du climat des affaires au niveau local. Le Conseil de Nizar Baraka a mis l’accent sur la nécessité «d’adopter de nouveaux mécanismes permettant aux régions de jouer un rôle prépondérant dans leur auto-développement». C’est dans ce cadre que s’inscrit l’appel à une restructuration de l’organisation des CRI et au renforcement de leurs moyens, afin d’être plus efficients dans la promotion de l’attractivité des territoires.

M.A.M.



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