Grande affluence pour les premières soirées chaâbi organisées dans le cadre de la 9e édition du Festival international du raï qui se tiennent à Oujda du 1er au 8 août. Dimanche dernier, la place Ziri était submergée de plus de 20.000 spectateurs pour encourager les jeunes artistes locaux et la vedette de la soirée, Mouss Maher.
Un MRE, originaire d’Ahfir, qui commence à s’imposer comme l’une des vedettes du raï et du chaâbi en Europe. Il a confié à L’Économiste que plusieurs artistes marocains s’expatrient pour mieux faire connaître leurs répertoires et peaufiner leur talent. Cela leur permet également d’améliorer leur niveau de vie via des réseaux pour distribution des chansons et organisation des concerts musicaux. Le Festival international du raï d’Oujda (FIRO) a consacré, cette année, le chaâbi et la chanson moderne marocaine en organisant quatre soirées (sur sept) dédiées à ces genres. Une ouverture pour casser l’uniformité d’une semaine d’animation réservée au raï. C’est le célèbre Nouamane Lahlou qui a animé la soirée d’ouverture au théâtre Mohammed VI pour rappeler que la chanson moderne marocaine (en arabe) a un public plein d’enthousiasme.
La diversité des genres musicaux adoptée par les organisateurs, alors que le festival est consacré à un seul genre, répond à l’engouement constant du public. Elle permet aussi d’exprimer les nouvelles tendances des composantes musicales locales et nationales. «Oujda qui travaille son attractivité territoriale ne peut se passer de la richesse du patrimoine artistique marocain. Certes, le raï est une spécificité locale à pérenniser. Ce qui n’empêche pas de varier l’offre d’animation pour instaurer une réelle politique d’attractivité des territoires», précisent-ils.
Un impact qui n’est pas mesurable en termes d’affluence mais plutôt en retombées socioéconomiques et dynamisation de l’activité culturelle. Les infrastructures culturelles dont dispose Oujda, les soirées à grandes affluences organisées dans le cadre du Firo et les autres rencontres artistiques initiées par les différentes associations locales ont des retombées bénéfiques dans la durée», avaient précisé les participants au colloque organisé dernièrement sur la contribution de l’art dans la consolidation de l’attractivité territoriale.o
Ali KHARROUBI
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