Après cinq semaines de fermeture, la Bourse d’Athènes se ressaisissait lentement (-18,05%) hier dans la matinée, après une chute de près de 23% à l’ouverture. Cette baisse ne se répercutait pas immédiatement sur la cote parisienne. La Bourse de Paris repartait à la hausse (+0,34%) lundi à la mi-journée. Par contre, la Bourse de Francfort évoluait dans le rouge.
Les opérations boursières à Athènes ont repris avec notamment des limitations pour les investisseurs locaux. Des ventes à découvert ont été interdites pour limiter la spéculation à la baisse. Fragilisées les valeurs bancaires ont enregistré des pertes d’environ 30%. Le système bancaire grec reste vulnérable avec le retrait de plus de 40 milliards d’euros par les déposants depuis décembre dernier. Pour éviter l’effondrement de tout le système, le gouvernement avait décrété un contrôle des capitaux.
Athènes fait face à un calendrier serré et chargé. Elle veut finaliser d’ici la mi-août l’accord sur un nouveau prêt de trois ans d’un montant de plus de 82 milliards d’euros. Le 20 août, Athènes a besoin d’argent pour rembourser 3,4 milliards d’euros (intérêt compris) à la BCE.
Vendredi 31 juillet, le ministre grec des Finances, Euclide Tsakalotos, a rencontré les représentants des créanciers en charge d’élaborer le troisième plan d’aide. Même s’il ne s’associera pas dans l’immédiat à ce nouveau renflouement, le FMI a participé aux discussions qui ont porté sur les objectifs de privatisation, la recapitalisation des banques, les finances publiques, l’aggravation de la situation économique … L’institution veut qu’Athènes accepte un train de réformes complet en échange d’une restructuration (abandon partiel) de la dette (près de 170% du PIB).
Présentes à Athènes, les équipes techniques des créanciers passent au crible les comptes du pays. Le contrôle des capitaux continue de peser sur l’économie.
Le gouvernement d’Alexis Tsipras a déjà fait adopter en urgence, les 15 et 22 juillet, certaines mesures préalables à la reprise des négociations. Il a accepté des hausses de taxes et de cotisations (cf. notre édition N° 4573 du 22/07/2015) qui ont généré une forte contestation au sein du parti Syriza. D’ailleurs, le Premier ministre a réussi à repousser à septembre prochain l’organisation d’un congrès extraordinaire du parti.
F. Z. T.
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