samedi 15 décembre 2018
jeudi 6 décembre 2018
18:00
Novitacu
La Galerie Conil de Tanger présente les oeuvres de Gérard Testa. Une trentaine de sculptures, peintures et dessins, du 8 décembre 2018 au 8 janvier 2019.
Nous avons interrogé Gérard Testa et recueilli quelques précisions sur son exposition à la galerie Conil de Tanger.
– GĂ©rard Testa, quel est le thème de cette exposition Ă la galerie Conil de Tanger?
« Cette expo n’a pas de thème explicite, elle est basĂ©e sur la silhouette et l’ĂŞtre humain, il n’y a pas de dĂ©but et il n’y a pas de fin… avec des grands personnages abstraits qui traversent l’espace Ă la verticale… Les sculptures et les dessins exposĂ©s chez Conil ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© spĂ©cialement pour cette exposition.
– Les supports font Ă©galement partis de votre oeuvre, sur quoi travaillez vous?
Si l’homme dans son tracĂ© totĂ©mique est au coeur de mon oeuvre, la lumière et la matière jouent beaucoup dans mes reprĂ©sentations… Pour les peintures j’aime utiliser un support brut: le sotex (feuille d’isolation que l’on trouve dans la toiture des maisons amĂ©ricaines) que je rĂ©vèle au trichlorĂ©thylène pour le dĂ©tourner de son usage et lui donner de la profondeur. Je calcine la matière sur les cĂ´tĂ©s pour ne pas passer directement du noir au clair… Pour les sculptures, j’utilise du bois dĂ©coupĂ©, tout simple. Pour les dessins, le tracĂ© est Ă l’huile sur des cartons bruts, d’emballage. Je n’utilise pas les produits classiques des beaux-arts. Je travaille comme ça depuis plus de 20 ans, j’aime beaucoup ces matières. »
Jusqu’Ă l’Ă©blouissement, GĂ©rard Testa se nourrit de la transparence et de la profondeur des lumières du sud, il partage sa vie entre Luberon en France, Oualidia et depuis peu Ă Tanger au Maroc. Mais qui dit lumière, dit aussi ombre… L’ombre d’une confidence
Voici plus de quarante ans que GĂ©rard Testa, le peintre comme le sculpteur, Ă©labore une Ĺ“uvre d’une rigueur infaillible, exclusivement consacrĂ©e Ă un art abstrait qui se rĂ©gĂ©nère sans cesse pour retracer une trajectoire constamment tendue vers un aboutissement que, heureusement, il n’atteindra jamais. Se gardant de cĂ©der Ă cette dĂ©routante prolifĂ©ration de pratiques et de tendances qui marque l’art contemporain, l’artiste concentre sa crĂ©ation autour d’une peinture engagĂ©e en permanence dans une quĂŞte d’un absolu de puretĂ© et de silence, maintenant comme ferment essentiel l’ordonnancement d’une gĂ©opoĂ©tique intime structurĂ©e dans un agencement toujours frontal. L’art de Testa est hostile aux effets mièvres et exempt de toute obligation d’hyperbole. ProcĂ©dant du rĂŞve ou de la mĂ©moire, de l’autonome circulation du tracĂ© ou de visions intentionnelles, chaque pièce, dessin, toile ou sculpture, est frappĂ©e d’une vibration tue, de flammes Ă©teintes, de blessures pansĂ©es. C’est sans doute Ă la fois cette cohĂ©rence d’approche et cette ardeur contenue qui sĂ©duisent les nombreux collectionneurs de l’Ĺ“uvre et interpellent les Ă©crivains et les poètes. Une somme de textes tĂ©moigne de la capacitĂ© d’appel et de transcendance de cet art. Jean de Petit-Tresserve y voit « une formulation mĂ©diumnique », Jean KlĂ©pal « la vĂ©rification de souvenirs ou d’images mentales ». L’expressionnisme dĂ©dramatisĂ© de l’Ĺ“uvre est issu de confidences individuelles. D’oĂą la propension de chaque tableau ou sculpture Ă contaminer le regard de sa profondeur mĂ©ditative. Selon SounĂ© Prolongeau-Wade, les peintures de GĂ©rard Testa « nous conduisent au cĹ“ur de la solitude de l’homme ».
L’indĂ©fectible intĂ©gritĂ© de l’Ĺ“uvre ne gomme pas les transitions entre les Ă©tapes de ce parcours impressionnant d’activitĂ© intense et de volontĂ© de dĂ©passement. Aux collages des annĂ©es 80, des Ă©talages de surfaces verticales heurtĂ©es de motifs indĂ©cis, succèdent des sĂ©ries de toiles et de sculptures qui, Ă©crit Jean Lacouture, consistent en un « assemblage de retenues passionnĂ©es », oĂą peinture Ă l’huile et pastel se disputent les zones chromatiques d’une gĂ©omĂ©trie maitrisĂ©e. Les formes s’y Ă©chelonnent en un puzzle d’apparence sereine mais gravide d’Ă©vĂ©nements Ă surgir. Elles ouvrent la voie aux peintures au fond noir que Testa, Ă partir de l’annĂ©e 1994, compose au sotex et Ă la peinture Ă l’huile pendant une dĂ©cennie. C’est, pour ma sensibilitĂ© et mon regard, la phase la plus puissante de l’art du peintre. Jean-Claude Roure ne manque pas de relever « le penchant pathĂ©tique » de ces toiles sombres et inquiĂ©tantes, oĂą les motifs en beige et ocre figurent des silhouettes Ă©lectrifiĂ©es, des ĂŞtres rĂ©duits en Ă©corce aux contours tremblants. Les formes rectangulaires et ovales suggèrent des corps divisĂ©s, des parcelles d’humanitĂ© recousues de lambeaux de chair. Le motif supĂ©rieur donne souvent l’impression d’un visage triturĂ© qui s’effile dans la nuit noire, Ă©pinglĂ© Ă un buste ponctuĂ© d’ecchymoses et de chancres gĂ©ants. Ce soupçon de tragĂ©die n’est plus de mise dans les sĂ©ries de cartons qui occupent la dĂ©cennie suivante. Sur un fond gris, la couleur y disparaĂ®t au profit de lignes noires qui tournoient, s’emmĂŞlent et se dĂ©nouent pour tisser des figures qui se dĂ©doublent en une foule d’ĂŞtres dont ne subsiste que la trace d’une existence Ă©phĂ©mère. Cette mĂ©lancolie tempĂ©rĂ©e culmine dans les derniers dessins et sculptures de l’artiste. Un tracĂ© noir sur fond blanc Ă©rige des formes verticales traversĂ©es de hachures et de sutures, scindĂ©es en des blocs qui, dans un rythme bancal, se superposent comme des tours vulnĂ©rables mais d’une sobriĂ©tĂ© austère. C’est Ă la fois le propre et la force majeure de l’Ĺ“uvre de GĂ©rard Testa : contenir l’Ă©motion pour n’en extraire que l’apparence, muer l’intĂ©rioritĂ© de l’homme en aspiration Ă un idĂ©al d’Ă©quilibre et de silence.
Texte de Youssef Wahboun
A propos de Gérard Testa.
D’origine Franco Italienne, GĂ©rard Testa est nĂ© en Auvergne en 1951.Il dĂ©bute dans le monde de l’art très jeune en 1965 en prenant des cours Ă l’acadĂ©mie Valery Larbaud avec Robert Mermet comme professeur, qui Ă©tait le statuaire de Vichy, oĂą GĂ©rard a vĂ©cu dans son adolescence. Mermet a enseignĂ© le dessin Ă GĂ©rard qui lui a valu très jeune une première exposition Ă Vichy accrochĂ©e a cĂ´tĂ© de Bernard Buffet.
Après un passage Ă l’Ă©cole des beaux-arts d’Aix-en-Provence, il s’installe en 1975 dans le Gard oĂą lors d’une exposition il rencontre Claude Viallat qui lui fait dĂ©couvrir la peinture amĂ©ricaine.
En 1979, il s’installe près du Luberon oĂą il commence une pĂ©riode de collages avec des draps de rĂ©cupĂ©ration qu’il brĂ»le Ă la cheminĂ©e, et rehaussĂ©s de blanc et de noir.
Après un voyage au Maroc en 1989, il revient pour une exposition qu’il prĂ©pare pour la galerie Johannes Schilling Ă Cologne en 1990, le catalogue est prĂ©facĂ© par Jean Lacouture, ami de l’artiste.
En 2001, GĂ©rard Testa s’installe au Maroc. Il prĂ©sente Ă Art Gallery Matisse Ă Marrakech en 2006 des travaux rĂ©alisĂ©s avec un matĂ©riau industriel qu’il rĂ©vèle au trichlorĂ©thylène oĂą le noir joue un rĂ´le important. Il expose ensuite en 2010 aux Galeries nationales de Rabat.
Il vit aujourd’hui entre ses deux ateliers en France et au Maroc.
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mardi 4 décembre 2018
12:00
Novitacu
Good news! Les insolites s’agrandissent et inaugure un nouvel espace dĂ©diĂ© aux expositions & au fonds bibliographique sur l’art. AnnĂ©e après annĂ©e, la librairie les insolites de Tanger et sa fondatrice, StĂ©phanie Gaou, militent pour la culture et les livres. DĂ©couvrez le nouveau lieu et le programme du mois de dĂ©cembre…
54 M2 + dĂ©sormais 19 M2 supplĂ©mentaires pour vous offrir de l’INSOLITE. Au total 73 M2 pour cĂ©lĂ©brer littĂ©rature & art sur papier.
Depuis bientĂ´t 9 ans, la librairie les insolites a nourri le paysage tangĂ©rois de son amour pour la photographie, les Ĺ“uvres sur papier et les livres. En 9 ans, en effet, presque une centaine d’expositions d’artistes de tous horizons ont eu lieu sur les murs de la librairie. Pour n’en mentionner que quelques-uns, Hicham Gardaf, Anuar Khalifi, Antoine Arfaoui, Françoise Dorget, Michel Beine, Abdelmohcine Nakari, Taher Jaoui, Zakaria AĂŻt Wakrim, CĂ©line Villegas, Yacine Chouati, Denis Dailleux, Said Afifi, Aurèle Andrews Benmejdoub, Dominique MĂ©dard, Claris Garnier, Daniel Aron, Roland Beaufre, Aurore Claverie, etc… ont prĂ©sentĂ© (souvent pour la première fois en solo) leur travail.
Pour cet hiver, la librairie peut s’enorgueillir d’un nouvel espace qui accueillera le fonds de la galerie, ainsi que toute la bibliographie d’art : livres de peinture, photographie contemporaine, ouvrages d’artistes, livrets numĂ©rotĂ©s, dessins sur papier, photographie ancienne de collection, collages, tirages exclusifs, photographie argentique ou numĂ©rique, estampes, etc. Les amoureux de l’art seront comblĂ©s et pourront dĂ©sormais Ă©toffer leur collection grâce aux conseils avisĂ©s et prĂ©cieux de la crĂ©atrice du lieu, StĂ©phanie Gaou.
C’est Ă©galement l’occasion de venir dĂ©couvrir le travail d’un jeune gĂ©nie de la photographie jusqu’au 17 dĂ©cembre 2018, Hakim Benchekroun, dont le travail a dĂ©jĂ Ă©tĂ© montrĂ© Ă l’Institut du monde arabe Ă Paris, qui prĂ©sente ici « Lost in Morocco », une sĂ©rie en noir et blanc d’une grande sobriĂ©tĂ© sur les lieux oubliĂ©s du Maroc.
les insolites
28, rue Khalid Ibn Oualid
90000 Tanger
Programme du mois de décembre aux insolites:
– Le 7 dĂ©cembre 2018 19.00
Cette guerre n’Ă©tait pas la nĂ´tre. Rencontre / DĂ©dicace avec Mhamed Lachkar
– Le 14 dĂ©cembre 2018 19.00
La première année. Rencontre / Dédicace avec Jean-Michel Espitallier
– Le 15 dĂ©cembre 2018 19.00
Literary night / Présentation du magazine LITER
– Le 21 dĂ©cembre 2018 19.00
Le sujet évanoui, exposition. Marc Boisseuil
Et jusqu’au 17 dĂ©cembre, l’exposition de Hakim Benchekroun
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mardi 20 novembre 2018
03:33
Novitacu
HISTOIRE DE TANGER : MAIS QUI ETAIT DONC ION PERDICARIS ?
by Rachid Boufous
Vers 1887, un homme du nom de Ion Perdicaris vint s’installer Ă Tanger avec sa femme, Ellen Verley. Celle-ci atteinte de tuberculose, avait besoin d’ĂŞtre soignĂ©e au grand air.
Il construisit un petit château sur une propriĂ©tĂ© de 65 hectares au cĹ“ur de la foret Rmilate et y amĂ©nagea des chemins de promenade. Grand philanthrope, il a incontestablement, beaucoup aimĂ© les Marocains et Tanger. D’origine grecque, Perdicaris Ă©tait fils du consul amĂ©ricain en Grèce et hĂ©ritier du richissime magnat du gaz.
Mais le 18 mai 1904, cet homme d’affaires amĂ©ricain et son beau-fils furent kidnappĂ©s par le brigand RaĂŻssouli qui sĂ©vissait dans la rĂ©gion. L’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, ce dernier avait Ă©galement capturĂ© le correspondant du Times, connu sous le nom de Walter Harris Thomson. Comme pour Harris, il exigea non seulement une rançon de 70.000$ en Ă©change de sa libĂ©ration, mais aussi certains avantages.
En plein campagne de réélection Ă la prĂ©sidence amĂ©ricaine, ThĂ©odore Roosevelt surfa sur cet incident. Il inspira Ă John Hay, son SecrĂ©taire d’Etat, cette phrase qui devint lĂ©gendaire: “Perdicaris vivant ou Raissouli mort.” Dès le lendemain, le PrĂ©sident demanda au Sultan du Maroc de faire libĂ©rer Perdicaris. Il envoya 7 bateaux de la Marine de guerre qui demeurèrent en rade durant les pourparlers. Le 31 mai, la France offrit son assistance pour rĂ©soudre cette affaire.
Le 24 juin 1904, après l’intercession du Cherif de Ouazzane, Raissouli obtint sa rançon et Perdicaris put enfin ĂŞtre libĂ©rĂ©. Sain et sauf, il quittera le Maroc pour l’Angleterre oĂą il mourut en 1925. Ce que l’on saura bien plus tard, c’est qu’en 1933, avec la publication de la biographie de John Hay, Ion Perdicaris n’Ă©tait plus citoyen amĂ©ricain Ă l’Ă©poque de son enlèvement. Ion Perdicaris avait renoncĂ© Ă sa nationalitĂ© amĂ©ricaine, 40 ans auparavant… et ça, le PrĂ©sident ThĂ©odore Roosevelt avait choisi de le taire.
Devenu pacha de Tanger comme il l’avait exigĂ© au moment du chantage, Raissouli fut finalement destituĂ© de son poste en 1906 et continua sa vie de brigand dans la RĂ©gion de Tanger. Combattu par les forces du protectorat, il se rĂ©fugia dans le Rif central oĂą il sera finalement capturĂ© par les hommes de Abdelkrim Khattabi. Il dĂ©cĂ©da Ă Tamassint, dans le Rif, en 1925.
Le film “le Lion et le Vent”, sorti en 1976 avec Sean Connery et Candice Bergen, s’est inspirĂ© librement de ces Ă©vĂ©nements tout en dĂ©tournant beaucoup de faits historiques inexistants Ă l’Ă©poque..
Concernant la propriĂ©tĂ© de Perdicaris Ă Tanger, celle-ci fut rĂ©cupĂ©rĂ©e par l’Etat marocain en 1958 et depuis, le parc est gĂ©rĂ© par la Direction RĂ©gionale des Eaux et des ForĂŞts. L’historien Mohammed Temsamani a publiĂ© un ouvrage remarquable qui rĂ©pertorie toutes les espèces de faune et de flore existantes Ă Perdicaris.
SituĂ© Ă 4km du cĹ“ur de Tanger, au sommet de la route de la vieille montagne, Le Parc Perdicaris est aujourd’hui un espace idyllique pour coureurs de fond et marcheurs inĂ©puisables.
Publication issue du Site: http://enti.ma/
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dimanche 18 novembre 2018
17:21
Novitacu
ReliĂ©e Ă Casablanca par le premier TGV africain, la vieille citĂ© populaire du Maroc a connu, en une quinzaine d’annĂ©es, un dĂ©veloppement spectaculaire.
Al-Boraq, le premier TGV africain, inaugurĂ© jeudi en prĂ©sence d’Emmanuel Macron, est la dernière touche royale apportĂ©e Ă la transformation de Tanger. Ce train place dĂ©sormais la grande ville de la pointe nord du Maroc Ă une heure vingt de sa capitale politique (Rabat) et deux heures dix de sa capitale Ă©conomique (Casablanca). Carrefour entre l’Atlantique et la MĂ©diterranĂ©e et entre l’Europe et l’Afrique, objet de toutes les attentions de Mohammed VI depuis son accession au trĂ´ne, en 1999, la citĂ© a vĂ©cu une mue Ă marche forcĂ©e.
En dix ans, Tanger a changĂ© de visage. La vieille ville de plus d’un million d’habitants, industrielle, dĂ©catie et vĂ©tuste, est devenue une station balnĂ©aire avec sa corniche et son port tout neuf. Et vĂ©hicule aujourd’hui une image de quartier d’affaires.
«Depuis 2010, trois projets financĂ©s par le gouvernement, d’un investissement total d’un milliard d’euros, visent Ă mettre Tanger au niveau des villes europĂ©ennes voisines», explique Ahmed Ettalhi, Ă©lu municipal du Parti de la justice et du dĂ©veloppement (PJD, musulman et conservateur) et prĂ©sident de la commission de l’urbanisme. AmĂ©lioration de l’infrastructure routière, ajout de cinq hectares d’espaces verts, rĂ©habilitation du port historique en port de plaisance et de pĂŞche… Tanger se voit dĂ©sormais en concurrente des villes espagnoles Málaga et AlgĂ©siras, qui lui font face de l’autre cĂ´tĂ© du dĂ©troit de Gibraltar. «Des voies et des tunnels ont Ă©tĂ© construits afin de rĂ©soudre les problèmes d’embouteillage. Mais une grande partie des quartiers pĂ©riphĂ©riques n’ont pas bĂ©nĂ©ficiĂ© de ces infrastructures, alors que 60 % de la population vit dans des zones sous-Ă©quipĂ©es»,dĂ©plore l’Ă©lu local.
Croisière
Cet Ă©tĂ©, les touristes ont pu arpenter la marina. De nouveaux restaurants et hĂ´tels commencent Ă s’installer et la plus grande fontaine d’eau Ă©clairĂ©e du Maroc – 107 mètres de long – devrait bientĂ´t y voir le jour. «Nous souhaitons classer les sites et monuments historiques de la ville afin d’ĂŞtre inscrits au patrimoine universel de l’Unesco», poursuit Ahmed Ettalhi. Tanger est l’une des villes les plus anciennes du Maroc, elle a Ă©tĂ© pendant mille cinq cents ans la capitale diplomatique du royaume. CitĂ© cosmopolite, elle a attirĂ© des artistes de tous horizons, Delacroix ou Matisse, et a Ă©tĂ© le repaire sulfureux et romantique des Ă©crivains Paul Bowles, William S. Burroughs, Jean Genet ou Mohamed Choukri. «C’est pour l’instant la quatrième destination touristique du pays. Nous voulons dĂ©passer Casablanca », annonce Ahmed Ettalhi, qui mise sur un boom du tourisme de croisière. Notre objectif est que la ville devienne une tĂŞte de ligne, c’est-Ă -dire un dĂ©part de croisière. Cela demande une augmentation de la capacitĂ© litière, ainsi que des liaisons aĂ©riennes Ă travers le monde». Entre janvier et septembre, les hĂ´tels de Tanger ont cumulĂ© plus d’un million de nuitĂ©es, soit 10 % de plus que l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente.
La ville mise aussi sur le dĂ©veloppement portuaire. Tanger Med vient de dĂ©passer Port-SaĂŻd, en Egypte, pour devenir le premier port Ă conteneurs d’Afrique. Les travaux de cette gigantesque zone de 1 000 hectares ont commencĂ© en 2002. Quinze ans plus tard, les chiffres donnent le vertige, alors que le port s’est installĂ© dans la rĂ©gion la plus pauvre du pays. Connexion avec 186 terminaux Ă travers le monde, 3,3 millions de conteneurs manutentionnĂ©s en 2017, transit de 7 millions de passagers, exportation d’un million de vĂ©hicules… Et le Maroc voit encore plus grand : l’ouverture de l’extension Tanger Med II, en janvier 2019, permettra de monter Ă 9 millions de conteneurs, avec l’ambition de devenir le premier port de MĂ©diterranĂ©e. «Le trafic de transbordement de conteneurs connaĂ®t une croissance rĂ©gulière au niveau du dĂ©troit de Gibraltar», explique Loubna Ghaleb, directrice stratĂ©gies de Tanger Med. Avec plus de 100 000 bateaux qui le traversent tous les ans, le dĂ©troit est le deuxième point de passage le plus frĂ©quentĂ© du commerce maritime mondial.
«Eoliennes»
Pour crĂ©er ce hub portuaire international, Tanger Med a implantĂ© une zone industrielle afin de drainer de l’activitĂ© dans la rĂ©gion. «Mais cela reste une Ă©conomie portuaire offshore, nuance Paul Tourret, directeur de l’Institut supĂ©rieur d’Ă©conomie maritime. Tanger Med n’est pas devenu une grande plateforme industrielle, seuls Renault-Nissan et Siemens se sont vraiment installĂ©s, pour les Ă©oliennes.»
Il y a aussi l’Ă©cosystème automobile. Avec 340 000 voitures Dacia – la marque bon marchĂ© de Renault – fabriquĂ©es chaque annĂ©e, l’usine de Tanger est devenue le premier site du groupe en Afrique. Selon Marc Nassif, directeur gĂ©nĂ©ral de Renault Maroc, 90 % de cette production est exportĂ©e. Depuis 2014, la filière automobile est devenue le premier secteur d’exportation du royaume. Renault se veut le symbole de l’Ă©cosystème automobile dĂ©veloppĂ© au Maroc, qui cherche Ă attirer sous-traitants nationaux et internationaux, autour d’une usine locomotive. Le constructeur affirme avoir achetĂ© pour un milliard d’euros de pièces produites au Maroc en 2017 et créé plus de 14 000 emplois chez ses fournisseurs. «Des mĂ©tiers Ă forts enjeux et des technologies nouvelles», facteurs «d’intĂ©gration locale», a expliquĂ© en mars le ministre du Commerce. Renault va bientĂ´t devoir se frotter Ă son concurrent PSA, qui s’installe dans la mĂŞme logique Ă KĂ©nitra, Ă 200 kilomètres de lĂ .
ThĂ©a Ollivier correspondance au Maroc – LibĂ©ration
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samedi 17 novembre 2018
19:31
Novitacu
La compagnie Pompes & Macadam propose une pièce d’HervĂ© Guillemot « La coloc’ du brancardier » le vendredi 30 novembre Ă 19h30 Ă la salle Beckett de Tanger.
Robert, Slimane et Esteban, trois seniors aux revenus modestes, partagent depuis une dizaine d’annĂ©es une colocation. Leur objectif est d’Ă©chapper soit au foyer de retraite, soit au centre de logement communautaire. Pour Esteban, la question ne se pose plus : il vient de dĂ©cĂ©der brutalement d’une crise cardiaque.
Un nouveau colocataire va donc arriver, envoyĂ© par l’Agence d’État qui gère les questions de logement : Bruno, âgĂ© de vingt-huit ans. Une perspective qui dĂ©plaĂ®t Ă Robert, auto-Ă©rigĂ© colocataire-en-chef, de nature autoritaire et acariâtre, qui voit d’un mauvais oeil l’arrivĂ©e d’un jeune dans sa colocation. Et pourtant…
Par la compagnie Pompes & Macadam
Une pièce de Hervé Guillemot
Mise en scène : Charlotte Pradeilles
Régie : Alain Cascarino
Avec Deen Abboud, François Leviste et Hervé Guillemot
Salle Beckett de l’Institut français – Tanger
Visualiser la bande annonce de la pièce.
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18:41
Novitacu
La ComĂ©die de Tanger avec le soutien de l’Institut Français de Tanger prĂ©sente « La danse de l’Albatros », une comĂ©die de GĂ©rald Sibleyras, nominĂ©e aux Molières de 2017. ReprĂ©sentations Ă la salle Beckett les 23, 24, et 25 novembre.
Philippe Lorin, le metteur en scène prĂ©cise: « La mise en scène va s’appliquer Ă bien « sculpter » la psychologie de chaque personnage et Ă mettre en valeur un texte d’une grande drĂ´lerie ».
Les acteurs: Jean Claude Sussfeld dans le rĂ´le de Thierry, Pascale Jullien interprète la jeune Judith, Marc Richli est Gilles l’ami de toujours de Julien et Meriem Benachenhou est Françoise la soeur…
Le Pitch >Thierry zoologiste spĂ©cialiste des espèces en voie de disparition s’est installĂ© Ă la campagne avec Judith qui a 25 ans de moins que lui.
Il reçoit sa sœur Françoise et Gilles un ami de toujours.
Ce couple les renvoie à leur propre vieillissement, mais aussi à leurs angoisses les plus enfouies. Thierry en vient à son tour à traverser une véritable crise existentielle.
On est tous prĂ©venu qu’on va mourir, pas qu’on va vieillir !
Mais, rassurez-vous c’est une comĂ©die !
Salle Beckett
Tanger
A propos de Gérald Sibleyras
NĂ© en 1961, GĂ©rald Sibleyras a Ă©tĂ© chroniqueur Ă France Inter de 1996 Ă 1999. Il y rencontre Jean Dell, avec lequel il Ă©crit sa première pièce : Le BĂ©ret de la tortue en 2001, puis Un petit jeu sans consĂ©quence qui obtient neuf nominations aux Molières en 2003 et est remontĂ©e au Théâtre de Paris en 2015 . Ils signent aussi Une heure et demie de retard, une comĂ©die créée au Théâtre des Mathurins, et Vive Bouchon, Ă l’affiche du Théâtre Michel. GĂ©rald Sibleyras a Ă©galement Ă©crit Le Vent des peupliers, créé au Théâtre Montparnasse, qui a obtenu quatre nominations aux Molières dont celle du meilleur auteur et remporte le Laurence Olivier Award. Dans ce mĂŞme théâtre, La Danse de l’albatros, mise en scène par Patrice Kerbrat, a Ă©tĂ© nominĂ©e aux Molières 2007 pour le Molière du meilleur auteur francophone vivant et le Molière du meilleur second rĂ´le.
Il adapte la pièce de David Lodge : PensĂ©es secrètes, mise en scène par Christophe Lidon avec Samuel Labarthe et Isabelle CarrĂ©, et collabore Ă l’adaptation française de Novecento avec AndrĂ© Dussollier, spectacles jouĂ©s au Théâtre Montparnasse.
Patrice Kerbrat
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dimanche 11 novembre 2018
jeudi 8 novembre 2018
18:43
Novitacu
Pour la cinquième et dernière annĂ©e, le pianiste et improvisateur Jean-François Zygel sera Ă Tanger le 19 novembre 2018 pour explorer et dĂ©cortiquer une Ĺ“uvre du rĂ©pertoire classique pour la rendre accessible Ă tous. Il s’attaque cette fois Ă la monumentale Symphonie n°3 de Beethoven, qui sera interprĂ©tĂ©e par les musiciens de l’Orchestre Philharmonique du Maroc, dirigĂ©s par Maxime Tortelier.
Le cycle À la rencontre d’une Ĺ“uvre est une série de concerts commentés au cours desquels le pianiste et compositeur Jean-François Zygel emmène le public au cĹ“ur des Ĺ“uvres. Qu’est-ce qu’une symphonie ? Quel est le rôle de chaque instrument dans un orchestre ? Qu’est-ce qu’une variation ? Un thème ? Jean-François Zygel nous donne les clefs d’écoute d’une grande Ĺ“uvre du répertoire symphonique. Aux côtés de l’Orchestre Philharmonique du Maroc, pour la cinquième et dernière année, le célèbre pianiste et improvisateur décompose les Ĺ“uvres avec humour et les contextualise pour mieux les éclairer.
Cette année, Jean-François Zygel et l’Orchestre Philharmonique du Maroc guident le public dans l’extraordinaire Symphonie Héroïque de Beethoven. Élan, émotion, énergie, surprise, contraste, enthousiasme, recueillement, vigueur, impétuosité… les mots ne manquent pas pour illustrer cette symphonie, un tournant dans l’histoire de la musique.
L’Orchestre Philharmonique du Maroc interprétera ce monument de la musique classique sous la direction de Maxime Tortelier, qui fut l’élève de Jean-François Zygel au Conservatoire de Paris. Du maître à l’élève, de Beethoven au public, l’Orchestre Philharmonique du Maroc vivra du 19 au 26 novembre prochains sous le signe de la transmission et du partage tout au long de cette tournée dans quatre villes du royaume.
Des concerts aussi instructifs que divertissants, grâce aux trésors d’imagination et d’éloquence que déploiera notre infatigable explorateur du répertoire symphonique !
Jean-François Zygel, piano et commentaires / Maxime Tortelier, direction
Tanger, Centre culturel Ahmed Boukmakh Lundi 19 novembre – 20h
Billets: Librairie des Colonnes, Hit Voyages, Centre Boukmakh
190 Dhs – 110 Dhs et 50 Dhs pour les Ă©tudiants – Vente en ligne : opm.ticket.ma
Comment se passe un concert « A la dĂ©couverte d’une oeuvre ».
Grâce à son art d’unir le verbe et la musique, Jean-François Zygel explore et commente le détail des Ĺ“uvres interprétées par l’orchestre. Il éclaire le public sur la structure de l’Ĺ“uvre, le guide à travers les différents thèmes musicaux et décrypte avec vous les procédés quasi théâtraux du compositeur. Donnant toutes les clefs d’écoute de l’Ĺ“uvre, son contexte historique et biographique, Jean-François Zygel permet aux néophytes comme aux mélomanes avertis de comprendre et d’approfondir les Ĺ“uvres incontournables du grand répertoire classique.
Autres villes de concerts:
Casablanca, Église Notre-Dame Jeudi 22 et vendredi 23 novembre – 20h
Marrakech, Théâtre Royal Dimanche 25 novembre – 19h
Rabat, Théâtre National Mohammed V Lundi 26 novembre – 20h
A propos de l’Orchestre Philharmonique du Maroc
Créé en 1996, l’Orchestre Philharmonique du Maroc est composé de quatre-vingts musiciens professionnels. Chaque saison, l’Orchestre donne une cinquantaine de concerts, offrant ainsi à son public une grande variété de programmes sur trois siècles de musique, du grand répertoire symphonique à la musique contemporaine, en passant par l’opéra et la musique de chambre.
Cet ancrage dans le paysage culturel marocain a permis de donner ses lettres de noblesse à la profession de musicien.
L’Orchestre Philharmonique du Maroc a été reconnu association d’utilité publique et est devenu en 20 ans d’existence la référence en matière de musique classique au Maroc.
UN ORCHESTRE D’EXCELLENCE
Depuis ces 20 dernières années, l’Orchestre Philharmonique du Maroc a pu bénéficier d’un contact privilégié avec lesartistesetchefsd’orchestreinvités.Parmilesquels:EmmanuelleBertrand,Jean-ClaudeCasadesus,MarcCoppey, Abdel Rahman El Bacha, Victor Julien Laferrière, Laurent Korcia, Paul Meyer, Laurent Petitgirard ou encore Xavier Phillips qui, du bout de leurs doigts, archets ou baguettes, ont participé à la création d’une véritable identité musicale de l’Orchestre Philharmonique du Maroc. Aux côtés de son premier chef invité et conseiller artistique Olivier Holt, l’Orchestre explore aujourd’hui tous les répertoires, autant avec rigueur que passion.
UNE ACTION CULTURELLE RICHE ET ENGAGÉE
Une véritable ingénierie d’actions culturelles est développée par l’Orchestre Philharmonique du Maroc, participant ainsi au rayonnement culturel d’un Maroc d’ouverture et de modernité. Que ce soit grâce à la création de son Concours International de Musique ou à ses productions d’opéra, l’Orchestre Philharmonique du Maroc entend rayonner à travers la scène culturelle internationale.
Toujours avec ce souci de diffuser les valeurs d’écoute et de tolérance qu’il porte, l’Orchestre est à l’origine de la création de l’Orchestre Philharmonique du Maghreb, réunissant des musiciens algériens, marocains et tunisiens autour de leur langage commun : la musique. Depuis 2016, l’Orchestre Philharmonique du Maroc crée son cycle Les Religions à l’Unisson qui rapproche sur une même scène des artistes issus des trois grandes religions monothéistes.
UN ORCHESTRE À LA PORTÉE DES PLUS JEUNES
En partenariat avec les Écoles Internationales de Musique et de Danse de Casablanca et de Rabat, l’Orchestre Philharmonique du Maroc dédie pour chaque série un ou plusieurs concerts à son jeune public. Grâce à ces concerts scolaires, commentés et adaptés aux enfants, l’Orchestre met la musique classique à la portée des plus jeunes.
UN ORCHESTRE PROCHE DE SON PUBLIC
Désireux de promouvoir la musique classique au Maroc et de la rendre accessible à tous, l’Orchestre Philharmonique du Maroc mène différentes actions de médiation auprès de son public. À l’occasion de ses concerts en plein air, de ses concerts commentés : À la Rencontre d’une Ĺ“uvre, ou grâce à ses ateliers de préparation à l’écoute : les « Avant-Scènes », l’Orchestre invite son public au cĹ“ur des chefs-d’Ĺ“uvre de la musique, lui permettant ainsi de se familiariser avec le langage musical classique et de décrypter les grandes Ĺ“uvres du répertoire.
A propos de Jean-François Zygel
Tout pour l’improvisation ! Déjà petit, il inquiétait ses professeurs de musique, passant le plus clair de son temps à laisser son imagination vagabonder sur le clavier…
Après de longues études au Conservatoire de Paris (CNSMDP) où il obtient dix premiers prix, Jean- François Zygel remporte en 1982 le premier prix du Concours international d’improvisation au piano de la Ville de Lyon. C’est le début d’une carrière singulière de concertiste improvisateur qui l’amènera à partager la scène avec des danseurs, des comédiens, des artistes de jazz, de la chanson ou des musiques du monde.
Nommé « artiste en résidence » pour la quatrième année consécutive à la Philharmonie Luxembourg, Jean-François Zygel donnera ainsi plus d’une centaine de concerts en France et à l’étranger au cours de la saison 2018-2019.
Jean-François Zygel est par ailleurs reconnu en France et à l’étranger comme l’un des meilleurs spécialistes de l’accompagnement de films muets en concert.
En 2014, Jean-François Zygel est invité à l’Elysée par le Président de la République à accompagner un film d’archives à l’occasion du lancement des commémorations de la Première Guerre mondiale.
En octobre 2015, il improvise en direct pendant six heures sur les images de la nouvelle version restaurée des Misérables d’Henri Fescourt (d’aprèsVictor Hugo) au Théâtre du Châtelet, performance réitérée l’année d’après au festival Musica de Strasbourg et en juillet 2018 au Festival international du Film de Jérusalem.
Pour la Cinémathèque française, il signe en 2016 les musiques de La Charrette fantôme de Victor Sjöström et de La Passion de Jeanne d’Arc de Dreyer et il met en musique L’Argent de Marcel L’Herbier (d’après Emile Zola) à Hanovre et à Hambourg.
Pour le chĹ“ur Spirito, il crée en 2017 un Requiem imaginaire en anglais, allemand, latin, slavon et araméen.
Jean-François Zygel a fondé il y a quinze ans la classe d’improvisation au piano au Conservatoire de Paris, engageant de nombreux partenariats avec des institutions comme le Forum des Images, la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé et la Cinémathèque française.
Il est également connu du grand public pour ses interventions à la télévision (Les Clefs de l’orchestre, La Boîte à musique, Zygel Académie) et à la radio (La Preuve par Z, France Inter), où il défend avec malice et passion son art de prédilection.
Son dernier album, L’Alchimiste, vient de paraître chez Sony.
A propos du chef d’orchestre Maxime Tortelier
Le talent du chef d’orchestre Maxime Tortelier, lauréat 2013/2014 de la Fondation Leverhulme, s’exprime sur la scène musicale internationale depuis qu’il s’est fait remarquer comme jeune chef associé de l’Orchestre Symphonique de Bournemouth. À la tête de cette formation, il s’est attiré les éloges d’une critique saluant volontiers son « charisme », sa « verve » et son « enthousiasme ».
Depuis, Maxime Tortelier est l’invité d’autres orchestres britanniques de premier plan : l’Orchestre d’Ulster, l’Orchestre Philharmonique de la BBC qui le réinvite aussitôt dans le cadre du festival des Proms de la BBC et l’Orchestre Philharmonique Royal de Liverpool. Londonien d’adoption, il réside néanmoins à Paris où l’Orchestre National de France l’invite à plusieurs reprises.Ailleurs en France, il dirige les orchestres de Bretagne, de Normandie et de Nouvelle Aquitaine (OCNA). Les opéras de Montpellier, Toulon et Saint-Etienne l’accueillent également pour des concerts symphoniques. Au-delà de cette implantation franco- britannique, il fait également ses débuts avec l’Orchestre Symphonique de Melbourne, ainsi que les Orchestres Philharmoniques de Luxembourg et de Monte-Carlo.
Toujours prêt à partager son enthousiasme avec les publics et les musiciens de demain, Maxime Tortelier mène de nombreuses activités avec les jeunes : outre ses multiples concerts jeunes publics,il est en résidence, deux étés de suite,avec le SouthWestYouth Orchestra et, plus récemment, avec le National Youth Orchestra of Scotland. Il fait également des débuts remarqués avec les jeunes professionnels du Southbank Sinfonia de Londres qui le réinvite dans la foulée, ainsi qu’avec le Sinfonietta de Lausanne. En France, il rejoint l’aventure Démos, vaste projet d’éducation musicale, en prenant la tête de l’Orchestre Démos – Lyon Métropole, en partenariat avec l’Orchestre National de Lyon qui l’invite à diriger pour la fête de la musique.
Ses débuts à la baguette remontent à 2009 avec l’Orchestre du Festival de Sofia, à l’Accademia Chigiana de Sienne où il étudie avec Gianluigi Gelmetti. Il est alors dans la classe de direction d’orchestre de Colin Metters à la Royal Academy of Music de Londres, où il reçoit également l’enseignement de chefs invités tels que David Zinman ou Leif Segerstam. Son Master à la Royal Academy a reçu le soutien de la Fondation Gordon. En 2012, il est demi-finaliste du concours Donatella Flick, et nommé « meilleur participant » à l’issue d’une masterclass avec le Baltimore Symphony Orchestra et Marin Alsop.
Issu d’une lignée de musiciens, Maxime Tortelier étudie le piano dès l’âge de cinq ans. Avant de se consacrer à la direction d’orchestre, il fait des études littéraires, entre à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon, enseigne le français à l’université de Harvard et obtient l’agrégation d’Anglais. Il est également titulaire d’un Master de musicologie à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et de plusieurs prix d’écriture au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.
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dimanche 28 octobre 2018
20:52
Novitacu
Yanne Tribes collectionne les livres anciens sur le Maroc et plus particulièrement sur Tanger depuis une trentaine d’annĂ©es. Chez Artingis, qu’il anime avec Bernard Liagre, ils organisent jusqu’au 17 novembre « Une quinzaine du livre ancien et des vieux papiers ». Une mine de dĂ©couvertes Ă©tonnantes sur la vie et l’histoire du Maroc et de la CitĂ© du DĂ©troit.
Pendant cette Quinzaine, il propose une multitude de documents de toutes sortes parmi tout ce qui a Ă©tĂ© Ă©crit, imprimĂ©, dessinĂ©, peint ou gravĂ© sur Tanger et le Maroc : livres anciens, presse et cartes postales anciennes, estampes, rĂ©clames, gravures, chromos, affiches, objets cartonnĂ©s, photos…
Yann Tribes est un collectionneur dans l’âme. Sa passion commence avec les timbres qu’il rĂ©coltait sur les enveloppes que recevait sa brocanteuse de maman. Il s’intĂ©resse aux lampes Ă pĂ©trole, aux pièces de monnaie, aux baigneuses, aux Ă©chantillons de parfum… Puis depuis une trentaine d’annĂ©es ce sont les livres anciens sur le Maroc et Tanger en particulier.
Il a Ă©galement constituĂ© une importante collection privĂ©e de plus de 600 cartes postales qui datent des annĂ©es 1900 et qui nous racontent, principalement en noir et blanc, l’histoire de Tanger et son fantastique dĂ©veloppement. On peut y voir la gare de Tanger ville et ses trains qui arrivent devant le port, les beaux hĂ´tels du Tanger mythique, la grande poste actuelle en pleine campagne et petit Ă petit on voit se dessiner le Tanger contemporain…
Yann sillonne le Maroc et Tanger de fond en comble Ă la recherche de ses objets de passion. Il fait toutes les brocantes, connait par coeur les marchands de Casa Barata. Sa prĂ©sence sur les salons du livre avec ses prĂ©cieux documents en fait un spĂ©cialiste incontournable des livres anciens et des vieux papiers d’histoires si bien qu’aujourd’hui on vient lui proposer spontanĂ©ment, vieux bouquins, cartes postales, Ă©tiquettes d’hĂ´tel, vieilles revues, journaux d’hier, affiches anciennes, vieilles cartes… sa maison de Marshan recelle d’un stock impressionnant.
Cette fabuleuse collection nous raconte Tanger dans tous ses Ă©tats…
A dĂ©couvrir chez Artingis jusqu’au 17 novembre avec de belles pièces de 200 DH Ă 6000 DH.
Galerie Artingis
11 rue Khalid Ibn Oualid (ex. rue Velázquez)
Tanger – Maroc
Tel: +212 (0) 5 39 33 04 25
A propos de Yann Tribes
Yann Tribes, personnage dĂ©licat, discret, cultivĂ© toujours pourvu d’un aimable sourire est un collectionneur dans l’âme depuis sa plus tendre enfance.Yann est nĂ© Ă Paris dans les annĂ©es 60 oĂą il passe son enfance. Muni d’un CAP d’Ă©bĂ©niste, il entame un compagnonnage du Tour de France qui l’emmène Ă Saint-Etienne, Perpignan, Rodez… Après son service militaire qu’il effectue Ă Commercy comme canonnier, il fera quelques annĂ©es d’Ă©bĂ©nisterie avant de s’intĂ©resser aux vieux objets et aux antiquitĂ©s qu’il vendra aux puces de Montreuil. Sa passion pour l’Art DĂ©co et Ă l’Art Nouveau le mettra sur le chemin de Bernard Liagre qu’il rejoindra dans le site de Saint-Ouen. En 1995, il s’installe Ă Tanger oĂą il sĂ©journera au Mirage puis dans la maison de Marshan en 1999. Il va crĂ©er, avec Bernard Liagre, en 2010, la Galerie Artingis qui propose des objets anciens, des antiquitĂ©s et organise des expositions de peintures, sculptures, bijoux et bien sĂ»r de livres anciens sur le Maroc et Tanger.
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jeudi 11 octobre 2018
17:36
Novitacu
Le Festival du Film Français revient pour une deuxième édition en 2018 ! Il prendra ses quartiers à Casablanca, Marrakech, Meknès, Rabat, Tanger et Tétouan du 11 au 14 octobre 2018.
Le public pourra dĂ©couvrir la programmation 2018 dans les salles de spectacle du rĂ©seau de l’Institut français du Maroc ainsi que dans des salles de cinĂ©ma mythiques, notamment le CinĂ©ma Rif Ă Casablanca, le CinĂ© Atlas Ă Rabat, le ColisĂ©e Ă Marrakech, la CinĂ©mathèque de Tanger ou encore le CinĂ©ma Avenida Ă TĂ©touan.
L’affiche du festival dĂ©voilĂ©e !
LancĂ© par l’Institut français du Maroc, le concours de crĂ©ation de l’affiche officielle de la 2e Ă©dition du Festival du Film Français a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une forte participation avec 46 propositions reçues de la part des Ă©tudiants des Ă©coles partenaires du concours, Art’Com Sup de Rabat et Casablanca et l’École SupĂ©rieure des Arts Visuels de Marrakech. Les candidats devaient rĂ©aliser une crĂ©ation personnelle autour de la diversitĂ© et le modernisme du cinĂ©ma français.
Et c’est le travail de Yacine Nidazi qui remporte les suffrages. Ce jeune Ă©tudiant d’ArtComSup Ă Rabat s’est inspirĂ© des films d’amour comme « Masculin fĂ©minin » de Jean-Luc Godard, ou encore « La jalousie » de Philippe Garrel. Son illustration Ă©voque la part romantique du cinĂ©ma français Ă travers la prĂ©sence d’un couple, reprĂ©sentĂ© par un rĂ©alisateur et une jeune actrice, baignĂ© par la lumière du soleil couchant (rouge et jaune). Quelques accessoires retrouvĂ©s sur l’affiche sont un clin d’Ĺ“il pour rappeler que le cinĂ©ma français s’invite au Maroc.
Au programme cette année
Avant-premières et projections en prĂ©sence d’invitĂ©s de renom, master-classes, sĂ©ances scolaires, rĂ©alitĂ© virtuelle, ateliers et bien d’autres surprises !
> VENDREDI 12 OCTOBRE
– 20h00 : ALAD’2 • CinĂ©mathèque de Tanger
> SAMEDI 13 OCTOBRE
– 18h00 : JOUEURS • CinĂ©mathèque de Tanger
– 20h00 : I FEEL GOOD • CinĂ©mathèque de Tanger
> DIMANCHE 14 OCTOBRE
– 17h00 : DILILI Ă€ PARIS • CinĂ©mathèque de Tanger
– 20h00 : ROULEZ JEUNESSE • CinĂ©mathèque de Tanger
Téléchargez ici le programme du FFF à Tanger
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mardi 9 octobre 2018
lundi 8 octobre 2018
vendredi 5 octobre 2018
10:43
Novitacu
Les voyageurs lyonnais vont pouvoir aller Ă Tanger plus facilement dĂ©s fin mars 2019. Air Arabia Maroc ouvrira une liaison directe entre l’aĂ©roport de Lyon Saint-ExupĂ©ry et la deuxième ville Ă©conomique marocaine, Tanger lors de l’Ă©tĂ© prochain.
Air Arabia Maroc ouvrira une liaison directe entre l’aĂ©roport de Lyon Saint-ExupĂ©ry et l’aĂ©roport Tanger Ibn-battota deux fois par semaine Ă compter du 31 mars 2019.
Le vol en A320 décollera de Tanger est prévu à 17h10 tous les lundi et jeudi et se posera à Lyon à 20h40. Le départ de Lyon sera programmé à 21h25 pour un atterrissage à Tanger à 22h50.
Une excellente nouvelle pour tous les lyonnais qui sĂ©journent rĂ©gulièrement Ă
Tanger (dont je fais partie) on pense Ă nos amis de Dar Nour, Philippe C et Jean Olivier A, Bernard et Fabienne M, Jacques et Aline A sa maman, les amis des Nuits Sonores, Jean-Loup T, Thierry R, Bernard L, Guillaume T et Françesca L…
Deux autres liaisons
Air Arabia Maroc a Ă©galement annoncĂ© l’ouverture de deux autres liaisons bi-hebdomadaires (Lundi et Jeudi) Ă compter de fin mars 2019: Casablanca-Prague (Aller 14:50-19:40 / Retour 20:30-23:35) et Casablanca–Pise (Aller 07:00-11:00 / Retour 11:50-13-50.
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mercredi 3 octobre 2018
vendredi 28 septembre 2018
jeudi 27 septembre 2018
11:44
Novitacu
Tanjazoom, festival de cinĂ©ma social Ă Tanger, 7e Ă©dition du 27 au 29 septembre sur le thème: « L’avenir Ă l’Ă©cran » Ă la cinĂ©mathèque Rif.
Tanjazoom est le premier festival de court mĂ©trage social organisĂ© Ă Tanger par les 8 associations de jeunes membres du rĂ©seau Tanjazoom, en partenariat avec l’association Casal dels Infants. Les productions audiovisuelles en compĂ©tition sont des documentaires et des courts mĂ©trages portant sur des thĂ©matiques sociales rĂ©alisĂ©s par de jeunes amateurs de Tanger et d’ailleurs.
Crée en 2012, Tanjazoom est avant tout, un évènement annuel, éducatif et culturel permettant à des jeunes de quartiers périurbains et à des associations de mettre en valeur leur travail et leur réalité.
Le Tanjazoom propose une programmation variĂ©e qu’il enrichit chaque annĂ©e par le biais des rencontres et des Ă©changes suscitĂ©s par les associations participantes et leurs partenaires autour de la formation, la
créativité et la sensibilisation des jeunes.
Quid du cinéma social?
A la frontière du documentaire et du divertissement, le « cinĂ©ma social » se dĂ©finit par son utilitĂ© : il raconte un quotidien, s’empare de nouvelles façons de regarder le monde, dĂ©range souvent aussi. Un film social est un film empreint de rĂ©alisme, un portrait de la sociĂ©tĂ© contemporaine, qui oblige le spectateur Ă rĂ©flĂ©chir et Ă dĂ©battre.Si l’objet du film est une condition de base, le cinĂ©ma social ajoute Ă©galement une manière de tourner les images:choisir des camĂ©ras numĂ©riques lĂ©gères, petites et maniables.Le cinĂ©ma social veut donner une vision de la sociĂ©tĂ©. Le film social n’est donc pas un divertissement hors de la vie, mais une peinture du rĂ©el. L’amateurisme ou le semi-professionnalisme des participants permettent un Ă©quilibre des regards sur le monde. Leur façon de raconter le quotidien diffère. Les dialogues peuvent faire l’objet d’une improvisation.Le cinĂ©ma social est un mĂ©dia, au sens oĂą il est un support de l’information. C’est pourquoi, il est important de donner les moyens de produire et de diffuser ces films face Ă un public qui peut ĂŞtre d’âge, de milieux sociaux, de catĂ©gories professionnelles et de genres diffĂ©rents et variĂ©s.
Programme Tanjazoom 2018
Pour ĂŞtre en contact avec Tanjazoom:
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vendredi 21 septembre 2018
12:03
Novitacu
Dans le cadre de sa Saison culturelle France-Maroc 2018, l’Institut français invite la ComĂ©die-Française et son programme « Singulis », un exercice rare pour les acteurs de la Troupe : « le seul en scène ». Une occasion pour dĂ©couvrir, Ă travers trois spectacles, des Ĺ“uvres majeures de la littĂ©rature contemporaine. Rendez-vous dans plusieurs villes du Royaume et Ă Tanger le 26 septembre Ă 19h30, salle Beckett.
Laurent Natrella dans la peau d’un professeur dans « Chagrin d’Ă©cole » de Daniel Pennac
SociĂ©taire de la ComĂ©die-Française, Laurent Natrella a choisi d’adapter le livre Chagrin d’Ă©cole de Daniel Pennac pour son « Singulis ». Cet essai autobiographique dresse avec humour et tendresse un portrait du cancre, presque universel, profondĂ©ment touchant, tant ses souffrances semblent irrĂ©mĂ©diables. Le rĂ©cit s’ouvre Ă©galement sur l’Ă©chec que peut connaĂ®tre l’enseignant, confrontĂ© pour sa part Ă des difficultĂ©s, voire une incapacitĂ© Ă faire progresser le dit-cancre.
Lui-mĂŞme enseignant parallèlement Ă sa carrière d’acteur, Laurent Natrella s’empare dans le spectacle de ce tĂ©moignage qui offre une rĂ©flexion sur la pĂ©dagogie et qui nous renvoie sur les bancs de l’Ă©cole. Son adaptation se concentre sur les rĂ©flexions de Pennac autour de l’enseignement. L’acteur se prend au jeu de la dimension ludique du texte et de la situation, entraĂ®nant le public dans une atmosphère intimiste pour offrir un vĂ©ritable Ă©loge de la transmission.
> Dates des représentations :
♦ Tanger : mercredi 26 septembre Ă 19h30 Ă la Salle Beckett (EntrĂ©e libre, selon les places disponibles)
♦ Meknès : vendredi 28 septembre Ă 20h00 au Théâtre de l’Institut français
D’autres spectacles sont proposĂ©s dans le cade de Singulis au Maroc
> > Françoise Gillard interprète L’ÉvĂ©nement d’Annie Ernaux
La comĂ©dienne Françoise Gillard prĂŞte sa voix au rĂ©cit bouleversant d’Annie Ernaux L’ÉvĂ©nement. Dans ce texte, Annie Ernaux raconte en dĂ©tail et avec le recul de plusieurs dĂ©cennies trois mois de sa vie dans les annĂ©es 1960 : son avortement, alors interdit en France, abordant sans concession la question du fĂ©minin. Trois mois durant lesquels sa rĂ©solution se heurte aux prĂ©jugĂ©s, Ă la morale et Ă la violence. Un tĂ©moignage puissamment humain racontĂ© avec justesse et Ă©lĂ©gance.
> Dates des représentations :
♦ Rabat : vendredi 21 septembre Ă 20h Ă la Salle Bahnini
♦ Casablanca : samedi 22 septembre Ă 20h30 au Théâtre 121
> Les fous ne sont plus ce qu’ils Ă©taient, ou quand Elliot Jenicot rend hommage Ă Raymond Devos
Elliot Jenicot, pensionnaire de la ComĂ©die-Française, a rĂ©uni une quinzaine de monologues de Raymond Devos dans ce spectacle. Une interprĂ©tation sobre et très personnelle oĂą le jeu invite au voyage dans l’imaginaire, l’absurde et le non-sens. Le dĂ©fi du comĂ©dien est de s’approprier les mots de ce grand humoriste belge et de se raconter lui-mĂŞme, « je m’y raconte Ă©normĂ©ment. Il reflète ce que je pense, ce que j’observe, ce que je rĂŞve d’ĂŞtre », nous dit Elliot Jenicot. Les fous ne sont plus ce qu’ils Ă©taient est un hommage vibrant Ă l’univers poĂ©tique intemporel de Devos dont les textes sont virtuoses, mais aussi intelligents, modernes et dĂ©nonciateurs.
> Dates des représentations :
♦ Agadir : jeudi 4 octobre Ă 19h30 Ă l’Institut français
♦ Marrakech : samedi 6 octobre Ă 20h au Théâtre LeĂŻla Alaoui
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mardi 18 septembre 2018
15:04
Novitacu
CĂ©dric Abouchahla crĂ©e pour la première fois Ă Tanger un festival de Jazz OFF qui se dĂ©roulera du 20 au 23 septembre. Quelques questions pour mieux comprendre la genèse et l’ambition de ce nouvel Ă©vĂ©nement musical.
Quelques questions flash à Cédric Abouchahla à propos du Off Tanjazz
D’oĂą vient votre intĂ©rĂŞt pour la musique et le jazz ?
« De la Soul et de la Funk. J’Ă©coutais Ă©normĂ©ment de Black American Music et c’est tout naturellement qu’un peu Ă la manière d’un aventurier je voulais en savoir plus jusqu’Ă ce que je dĂ©couvre Duke Ellington, Charlie Parker, Miles Davis puis un peu plus tard Lee Morgan Art Blakey, Monk, etc… »
Comment est né ce projet et depuis quand ? Je crois que vous êtes musicien ?
« Aussi loin que je me souvienne, c’est Ă un certain esprit du jazz et de la musique auquel je pense. La radio bien sĂ»r, les clubs de jazz dans les films, les trompettistes musiciens nomades qui peuvent jouer partout mais aussi l’Ă©glise protestante amĂ©ricaine avec leurs orchestres et leurs sections de cuivre. En France oĂą mon père Ă©tait pasteur, j’aimais regarder le pianiste Ă l’Ă©glise. C’est d’ailleurs lui m’a appris le piano et m’a donnĂ© ma première trompette. Je me souviens aussi que je me cachais derrière la porte du salon de mon oncle et ma tante pendant qu’ils Ă©coutaient Prince alors que j’Ă©tais censĂ© dormir. »
Comment avez eu l’idĂ©e de ce Off Tanjazz ?
« Je voulais contribuer Ă l’organisation de Tanjazz et en amĂ©liorer la programmation que je trouve très rĂ©pĂ©titive d’annĂ©e en annĂ©e, sans tĂŞte d’affiche, prĂ©sentant un aspect du jazz poussiĂ©reux comme si le jazz Ă©tait intouchable et dĂ©fini alors que c’est prĂ©cisĂ©ment l’inverse : le jazz est un laboratoire vivant et en perpĂ©tuelle Ă©volution. C’est StĂ©phanie, ma compagne qui a eu l’idĂ©e du OFF et je l’ai proposĂ© ensuite Ă Philippe Lorin qui Ă©tait plutĂ´t enthousiaste. »
Comme il n’y a pas de Off sans In, quels sont les liens avec Tanjazz et Philippe Lorin?
« Je connais Philippe depuis quelques annĂ©es. C’est d’ailleurs grâce Ă lui que j’ai eu la chance de faire une scène avec Magic Tarbouch Ă Tanjazz en 2013. Je suis allĂ© le voir et lui ai parlĂ© de l’idĂ©e. Il Ă©tait d’accord et m’a encouragĂ© Ă la rĂ©aliser. »
Y a-t-il eu une collaboration avec Tanjazz pour le montage de cette manifestation?
« Philippe Lorin nous a mis en relation avec le groupe Circular Time qui a acceptĂ© de donner un concert pour cette première Ă©dition. Il nous a Ă©galement fait une place dans son programme papier et sur le site internet de Tanjazz. Qu’il en soit ici encore remerciĂ©. »
Comment avez-vous procédé pour la programmation et pour choisir les différents lieux ?
« Je suis allĂ© rencontrer les artistes un par un et les ai convaincus de faire partie de cette première Ă©dition sauf pour Circular Time auprès de qui Philippe Lorin m’a introduit. Cette annĂ©e, il ne faut surtout pas manquer Myles Sanko jeudi soir ou encore Joel Holmes qui sont des joyaux de la scène contemporaine, si talentueux et tellement accessible tant par leur personnalitĂ© que par leur musique. Il y a aussi Jihane Bougrine, de l’amour infusĂ© par sa voix suave. Ne manquez pas non plus le Duo italo-brĂ©silien, Daniel Raimondi et Lucas Sandoval, qui prĂ©sente un rĂ©pertoire bossa-nova. Enfin Steve Shehan et Steeve Brudey nous enlèveront pour un voyage spirituel et poĂ©tique. »
C’est curieux que des concerts du Off se superposent avec des concerts Tanjazz, c’est un peu contre productif en terme de complĂ©mentaritĂ© ?
« Non, car un OFF justement c’est de proposer un autre circuit d’Ă©vĂ©nement pendant l’Ă©vĂ©nement principal et pour qu’il y ait complĂ©mentaritĂ©, encore faut-il qu’il y ait rĂ©partition des rĂ´les et soutien mutuel. Pour monter un OFF Ă partir de rien, il faut des soutiens matĂ©riels et financiers sans parler des appuis institutionnels et d’un rĂ©seau important. J’avais proposĂ© Ă Philippe Lorin de rencontrer avec lui les sponsors de Tanjazz pour leur proposer l’idĂ©e du OFF et ainsi rĂ©aliser une vĂ©ritable collaboration. Philippe Lorin a dĂ©clinĂ© ma proposition.
Je suis donc allĂ© chercher les sponsors un par un et le premier qui m’a dit oui c’est Raouf Benchedli (Directeur gĂ©nĂ©ral du Hilton) que je remercie encore ici.
C’est donc assez naturellement que j’ai Ă©tĂ© poussĂ© Ă organiser un OFF oĂą j’Ă©tais libre quant Ă la programmation ; celle-ci ayant Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e en fonction de la disponibilitĂ© des artistes et d’autres contraintes inhĂ©rentes Ă l’organisation d’un tel Ă©vĂ©nement. »
> Propos reccueillis par Paul Brichet
A propose de Cédric Abouchahla
ArrivĂ© Ă Tanger en 2012, j’enseigne l’Ă©conomie, la sociologie et la philosophie au lycĂ©e ainsi que dans le supĂ©rieur. PassionnĂ© de Jazz et trompettiste Ă mes heures perdues, je me lance cette annĂ©e dans l’organisation d’un OFF qui a pour but de faire dĂ©couvrir le jazz diffĂ©remment. Car si la musique doit rester simple et accessible, elle doit surtout nous emporter, nous transporter au-delĂ de nous-mĂŞmes. J’ai aussi Ă cĹ“ur d’inviter certains artistes en lesquels je crois, que je suis depuis un certain moment et dont la musique ne m’a laissĂ© indemne.
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jeudi 13 septembre 2018
23:18
Novitacu
CĂ©dric Abouchahla est trompettiste Ă ses heures perdues et fou de jazz. Il créé du 20 au 23 septembre la première Ă©dition de: « Off Jazz » ou « Off Tanjazz » on ne sait pas trop bien… L’idĂ©e est de dĂ©velopper l’amour du jazz Ă Tanger, d’investir 6 nouveaux lieux, d’amplifier la 18e Ă©dition du festival Tanjazz mais 2 concerts du Off viennent concurrencer les concerts du In… Bienvenue cependant Ă cette nouvelle manifestation et rappelons qu’il n’y a pas de Off sans In…
Off Jazz, c’est 4 jours de groove, de soul et de jazz dans plusieurs lieux inspirants de Tanger. C’est un itinĂ©raire en musique qui permet aux visiteurs de la ville de Tanger de vibrer Ă l’unisson avec des artistes venus de plusieurs horizons diffĂ©rents qui partagent tous une seule passion : procurer un plaisir intense Ă leur public tangĂ©rois.
Off Jazz lance sa première Ă©dition cette annĂ©e du 20 au 23 septembre 2018 en collaboration avec le Festival Tanjazz. Créé par CĂ©dric Abouchahla, rĂ©sidant Ă Tanger depuis 6 ans, fou de jazz et trompettiste Ă ses heures perdues, l’idĂ©e de Off Jazz est de proposer aux aficionados de musique une programmation en journĂ©e ou en dĂ©but de soirĂ©e qui leur permettront de se promener dans les rues de Tanger, d’en entrevoir les diverses facettes, tout en dĂ©couvrant les artistes qui incarnent la nouvelle scène jazz contemporaine. Le soir, ils pourront bien sĂ»r, retrouver la programmation de Tanjazz au Palais des Institutions Italiennes. Mais avant cela, les journĂ©es se dĂ©rouleront entièrement sous le signe de la musique.
Un brunch le dimanche sous le soleil en Ă©coutant un big band qui groove ? Prendre un cafĂ© en plein après-midi sur une terrasse piĂ©tonne aux sonoritĂ©s jazzy ? Ecouter un crooner en admirant les Ă©toiles ? Se laisser envoĂ»ter par une musique world sous le caoutchouc de la place de la Kasbah ? Se la jouer lounge et chic dans un hĂ´tel de luxe en admirant la baie ? Tout cela sera possible pour un public qui pourra flâner, se laisser entraĂ®ner dans plusieurs atmosphères particulières. Un public prĂŞt Ă vivre une aventure diffĂ©rente : celle d’une proximitĂ© intime et directe avec les artistes, un vĂ©ritable Ă©change et pas seulement une scène trop distante. Des moments aussi unplugged, de ceux qui laissent une trace indĂ©lĂ©bile dans nos esprits.
Si vous aimez les annĂ©es 60, la musique vintage, les arrangements au chic impeccable, la voix limpide et soul d’Otis Redding et les rythmiques british Ă la Amy Winehouse, vous serez conquis par Myles Sanko, star montante de la scène internationale. Si vous prĂ©fĂ©rez la Bossa Nova et la musique populaire brĂ©silienne, c’est le duo Lucas Sandoval & Daniele Raimondi qui vous transportera. Pour les branchĂ©s musique expĂ©rimentale JoĂ«l Holmes, compositeur et pianiste amĂ©ricain, gĂ©nie des claviers vous surprendra. Pour les habituĂ©s de Tanjazz qui aiment le son qui fait danser, le groupe Circular Time avec une forte section rythmique au groove cuivrĂ© sera aussi de la partie. Si pour vous la musique est une expression sacrĂ©e, vous adorerez Steeve Shehan et ses percussions dĂ©lirantes qui ont sĂ©duit les plus grands artistes. Si vous ĂŞtes conquis par les voix fĂ©minines, Jihane Bougrine et son trio sauront vous vous faire frissonner.
Les lieux-hĂ´tes de Off Jazz pour cette annĂ©e : Royal Hilton Rooftop (La terrasse) & Kas’bar, les insolites, Riad Mokhtar, Terrasse du Morocco Club & Boutique Salima Abdel-Wahab & Galerie Conil, Dar El Kasbah.
DĂ©couvrez la première Ă©dition Off Jazz et adhĂ©rez Ă un certain nouvel esprit : celui d’aimer Ă©couter autrement.
Plus d’infos sur l’intĂ©gralitĂ© du programme de cette nouvelle manifestation sur la page facebook : OFF Tanjazz > https://www.facebook.com/OFFTANJAZZ/
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mercredi 12 septembre 2018
11:05
Novitacu
Exposition photographique « Amarcord » de Yasmine Hatimi Ă la galerie Photo Loft du 13 septembre au 27 octobre.
“Amarcord” signifie “Je me souviens” en dialecte italien … En effet mon travail porte sur le souvenir, la nostalgie, l’oubli, le passĂ© tout simplement.
Je noue ainsi avec l’espace dans lequel je me trouve, une certaine relation que j’aime reflĂ©ter dans mes photographies.
Je perçois ces photos comme des petites poĂ©sies, j’aime laisser le terrain Ă l’Ă©vocation.
Ce sont des images d’espaces et d’intĂ©rieurs qui, inconsciemment, reflètent mon âme intĂ©rieure…
Yasmine Hatimi est nĂ©e Ă Casablanca, oĂą elle travaille aujourd’hui en tant que photographe. En 2004, elle a quittĂ© Casablanca pour Madrid afin de poursuivre des Ă©tudes en cinĂ©matographie et en photographie. Après neuf ans, elle est retournĂ©e au Maroc avec l’intention de redĂ©couvrir son pays Ă travers son travail photographique. RĂŞveuse Ă©ternelle, son travail se situe entre la mĂ©lancolie et la poĂ©sie, et cherche Ă transmettre une atmosphère inspirĂ©e par son univers interne.
Pour en savoir plus sur Yasmine Hatimi: http://www.yasminehatimi.com/
Vernissage jeudi 13 septembre Ă partir de 19h.
Photo Loft
115 avenue Sidi Med Ben Abdellah
8ème Ă©tage, N° 32, Quartier Iberia
90 000 Tanger
Tél. : 06 41 45 66 40
contact@photoloft-tanger.com
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lundi 10 septembre 2018
00:24
Novitacu
Exposition « mon Maroc, my India » du photographe et designer Jaimal Odedra Ă voir chez Las Chicas jusqu’au 2 octobre.
Les images du photographe d’origine indienne Jaimal Odedra saisissent des impressions communes Ă l’Inde et au Maroc, oĂą prennent formes et se dĂ©clinent ses expĂ©riences d’artiste et de voyageur.
PlutĂ´t qu’un dualisme, Jaimal Odedra met en lumière les motifs partagĂ©s de deux cultures qu’il connaĂ®t intimement, Ă la recherche d’une forme de concordance. Scènes de la vie quotidienne et portraits anonymes, tĂ©moignent d’une approche intimiste que le photographe transmet subtilement au spectateur.
Jaimal Odedra (né en 1964) grandit à Londres, en Angleterre. Il est diplômé de la prestigieuse Royal College of Art. Basé à Bollywood comme directeur artistique pour des acteurs et réalisateurs de renom, Odedra poursuit une carrière de designer pour de nombreuses marques internationales en Europe, en Inde, au Maroc et aux Etats-Unis.
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