Il n’y a pas mieux qu’un ouvrage pour rendre hommage à une personne. C’est la démarche poursuivie par les responsables de l’Association des ingénieurs en génie atomique du Maroc (Aigam) envers son président fondateur Abdelhamid Mekki-Berrada. «Le nucléaire au Maroc, empreintes d’un homme et d’une association» est le titre choisi pour cet ouvrage. Par la publication de ce dernier, les membres de l’Aigam renvoient à Mekki-Berrada tout l’hommage sur les efforts qu’il a déployés pour la promotion des activités de leur association, tient à préciser Taib Marfak, responsable de communication de l’Aigam, dans le préambule de cet ouvrage. Et également pour son engagement inlassable pendant son parcours professionnel notamment en tant que DG adjoint à l’ex-ONE (Office national d’électricité) pour défendre les applications pacifiques des sciences et technologies nucléaires au Maroc et à l’international.
Sur ce volet, on rappelle que Mekki-Berrada figure parmi les pionniers du secteur de l’énergie et de l’électronucléaire en particulier, un domaine qu’il a intégré à l’Institut national des sciences et techniques nucléaires (INSTN) à Saclay relevant du Commissariat à l’énergie atomique français. L’ouvrage est donc une opportunité de revenir sur les principales actions menées par le président fondateur de l’Aigam pour la promotion et le développement de l’électronucléaire au Maroc. Il s’agit particulièrement de la création du Centre national des sciences et des techniques nucléaires (Cnesten) de Maâmora depuis la prospection du terrain convenable en passant par les études jusqu’à l’acquisition et l’installation du réacteur de recherche (2 MW). Un projet réalisé notamment avec le soutien de la coopération internationale dont Mekki-Berrada a réussi de tisser un réseau de relations avec de hauts responsables dans des pays amis comme la France et les USA. Ce réseau lui a permis également d’initier au début des années 1980 avec une société française les études de choix de sites de la première centrale nucléaire au Maroc et de sa faisabilité technico-économique.
Mekki-Berrada est convaincu que l’électronucléaire, eu égard à ses atouts, reste une option viable complémentaire aux énergies renouvelables. Dans cet ouvrage on rappelle par ailleurs des situations particulières qui ont marqué son parcours professionnel. Mais l’événement qui restera gravé dans sa mémoire est celui de la perte de sources radioactives en 1984 entraînant l’irradiation et le décès de plusieurs personnes au niveau du centre de Mediouna.
Témoignages
N. E. A.
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18:11
Novitacu
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