A trois jours du lancement officiel de la campagne électorale ce samedi 22 août, le RNI a présenté son programme pour les élections communales et régionales. Le parti compte couvrir entre 75 et 80% des circonscriptions électorales. Le président du parti Salaheddine Mezouar s’est montré optimiste. Il compte couvrir entre 75 et 80% des circonscriptions électorales. Il mise également sur un taux de participation estimé entre 45 et 55%. Cela tranche avec les pronostics pessimistes des partis de l’opposition qui pointent la période des vacances.
En tout cas, le RNI se dit prêt. Le budget alloué au financement de la campagne électorale s’élève à 12 millions de DH. Près de 6,4 millions de DH proviennent du ministère de l’Intérieur comme soutien public. Le reste, soit 5,5 millions de DH, est avancé sur le compte du parti pour subvenir aux besoins de ses différents candidats. Ces dotations sont distribuées en fonction de critères, en relation avec les résultats des élections de 2009 et de 2011, le nombre de communes et la densité de la population, a affirmé Salaheddine Mezouar, lors d’une conférence de presse donnée mardi à l’occasion de la présentation du programme électoral du parti. Pour Anis Birrou, qui a supervisé la préparation de ce programme, il s’agit de confectionner une vision, avec des principes, tout en laissant la responsabilité aux compétences locales de décider des priorités et des plans de développement. Mais il fournit 23 mesures pour la région et 20 autres pour les communes. Il s’agit notamment de gagner la confiance des citoyens, via la démocratie participative et l’évaluation périodique des élus. Dans cet arsenal, la dignité des citoyens est citée via un habitat et une école de qualité. D’ailleurs, le RNI insiste pour que la commune et la région accordent une priorité à l’éducation pour notamment lutter contre le fléau de l’abandon scolaire. Le parti mise sur les compétences locales pour un décollage régional. «Chaque région doit avoir sa signature, avec ses spécificités, dans la perspective d’une meilleure compétition des territoires», a souligné Anis Birrou. Selon lui, l’idée est de placer le citoyen au cœur de la politique publique régionale et locale. En tout cas, le président du RNI s’est engagé à réunir les élus locaux et régionaux après la proclamation des résultats des élections pour la signature d’une charte d’honneur. Le but est de «contribuer de manière agissante et responsable au renforcement de la transparence». D’ailleurs, le parti met les nouvelles technologies au service de la communication avec les citoyens, via les réseaux sociaux. Il va lancer une invitation au dialogue avec les citoyens, sous le terme générique de Achbghit Lbladi (que veux-tu pour mon pays). Cela se fera aussi via Twitter et facebook. Cette opération devra démarrer le 22 août avec le lancement d’un film qui illustre «la volonté du parti d’entrer en communion avec la population».
Sur la moralisation de la vie politique, Mezouar est on ne peut plus clair: «l’achat des voix dans les élections est la pire chose qui peut pervertir la démocratie. Nous n’avons aucun moyen pour contrôler ces travers. La seule solution est de miser sur l’intelligence des citoyens qui peuvent nous aider à combattre ces mauvaises pratiques pour les dénoncer via des outils technologiques très sophistiqués».
Chambres professionnelles
Même si le RNI s’est classé 3ème avec une couverture de 61% aux dernières élections des chambres professionnelles, Salaheddine Mezouar se veut prudent. En effet, le président du parti réduit la portée politique des résultats de ces élections. Et pour cause, ce sont les partis de l’opposition, notamment le Pam et l’Istiqlal qui ont raflé la mise. Il attire l’attention sur les alliances nécessaires pour la constitution des bureaux et des présidences des chambres professionnelles. «Ces alliances obéissent à des logiques locales et régionales», dit-il. Une manière d’expliquer la non prise en compte des consignes des états-majors des partis de la majorité pour reproduire le schéma de la coalition à la tête du gouvernement. Dans la réalité, le PJD s’est allié au PAM à Tanger pour participer à la gestion de la Chambre.
M. C.
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16:56
Novitacu
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