vendredi 24 mars 2017

mardi 21 mars 2017

jeudi 9 mars 2017

samedi 4 mars 2017

La Galerie Tangéroise Photo Loft organise l’exposition d’un peintre, Stéphane Modena et d’un photographe, Mathias Le Forestier, intitulée Zeugme du 17 février au 1er avril 2017.

zeugme-750« Vêtu de probité candide et de lin blanc » extrait du poème Booz endormi, dans « La Légende des siècles » de Victor Hugo.

Stéphane Modena et Mathias Le Forestier tirent une forme de zeugme, et explorent une parallèle appliquée à la peinture, un travail à quatre mains.

Photographie et peinture, deux expressions artistiques qui les unissent le temps d’une exposition.
Gestes et mouvements mêlés, expressions humaines photographiées et soulignements aux pinceaux.
Un travail sensible, fragile corps le corps.

Venez découvrir ce travail en duo.

Première nocturne le le jeudi 9 mars à partir de 19h.

Mais qu’est ce qu’un zeugme ?

Le zeugma (du grec ancien ζεῦγμα / zeûgma, « joug, lien ») est une figure de style qui consiste à faire dépendre d’un même mot deux termes disparates qui entretiennent avec lui des rapports différents, en sous-entendant un adjectif ou un verbe déjà exprimé. Il s’agit donc d’une forme d’ellipse. On distingue le zeugma syntaxique, quand le terme non répété est utilisé dans le même sens que déjà exprimé, du zeugma sémantique, où le terme occulté est utilisé dans un sens différent de celui déjà exprimé. Cette dernière figure, appelée également attelage, associe le plus souvent deux compléments d’objet, l’un de sens concret et l’autre de sens abstrait, pour un effet humoristique voire ironique.

« Cet homme marchait pur loin des sentiers obliques,
Vêtu de probité candide et de lin blanc ;
Et, toujours du côté des pauvres ruisselant,
Ses sacs de grains semblaient des fontaines publiques. »

Pour en savoir plus, voir l’expo…

Photo Loft
115, avenue Mohamed Ben Abdellah,
8ème étage, N° 32, Tanger
photoloft-tanger.com – contact@photoloft-tanger.com

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Le mythique salon de thé tangérois Madame Porte sera réaménagé en un McDonald’s.
McDonald’s, le fast-food américain, ajoute son quatrième espace dans la capitale du détroit, après celui du centre Dawliz, de l’avenue Mohamed VI et de Marjane. Si ce projet de McDonald’s est maintenu, c’est toute une partie de l’histoire du Tanger international qui va disparaître.

cafe-porte-tangerEncore une autre catastrophe qui s’ajoute à bien à d’autres!

Imaginez tout ce qui risque aujourd’hui de disparaître si effectivement le café de Madame Porte n’est plus qu’un simple McDonald’s.
En effet, témoin des années glorieuses de la ville du détroit, ce café a été ouvert dans les années 1950 par la famille Porte. Dirigé par Madame Porte, il était l’un des salons de thé les plus prisés de Tanger.

Le choix du nom n’est pas fortuit, il est dû au fait qu’à l’époque, la femme du propriétaire recevait en personne les clients sur le perron du café. Cet endroit chargé d’histoire a été le rendez-vous favori de l’intelligentsia et de l’aristocratie de l’époque. Il est aujourd’hui fréquenté par toutes les couches sociales de la ville.

Madame Porte est l’un de ces lieux qui ont marqué l’histoire de Tanger. A la fin de la Deuxième Guerre mondiale, il est installé d’abord rue de la Statue, actuellement rue de la Liberté (là où se trouve aujourd’hui un autre salon de thé-pâtisserie réputé de la ville, La Espanola). La renommée de Porte ne fait que grandir avec ses meringues et confiseries aux recettes spéciales. Toute la ville s’y approvisionnait en pâtisserie et confiserie de toutes sortes et aucune grande famille ne pouvait se permettre de recevoir sans les gâteaux de Porte. Possédant une petite fortune. Porte a construit dans les années 50 un imposant immeuble au centre-ville; un bâtiment qui regroupe des habitations aux étages supérieurs et un vaste salon de thé au premier étage.

Quelques années plus tard, Marcel Porte meurt, laissant son fils et sa femme aux commandes jusqu’à 1970, année où cette dernière décède à son tour. A partir de là, Porte commence à perdre de sa lueur, jusqu’à 1990, année au cours de laquelle l’établissement a été fermé suite à une querelle avec le nouveau propriétaire des murs, la famille Hsissen.

Bertrand Porte, le fils, ayant accumulé de nombreuses dettes, s’est trouvé dans l’impossibilité de payer le loyer et le fonds de commerce a été vendu par voie judiciaire, pour payer les créanciers. La famille Hsissen s’en porte acquéreur (pour 6 millions de Dirhams) et fait décorer Madame Porte dans le même style que celui de ses années de faste. Les clients peuvent y avoir une sensation de voyage dans le temps, vers une époque révolue, mais qui reste vivante entre les murs d’un salon mythique. Tout cela risque aujourd’hui de disparaître si effectivement le café Porte n’est plus qu’un simple McDonald’s!

From News Tourisme

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vendredi 3 mars 2017

L’hôtel Nord-Pinus de Tanger est entré dans la Gold List 2017 Condé Nast des meilleurs hôtels du monde. Bravo à Anne Igou et à toute son équipe tangéroise.

Nord-pinus-tanger-terrasses

conde-nast-logoEn 2017 le Nord Pinus est entré dans la légende des plus beaux hôtels du monde avec son classement dans la Gold List 2017 de Condé Nast, une première pour l’hôtellerie Tangéroise.

Nord Pinus Tanger, maison d’hôtes et riad prestigieux est le point culminant de la Kasbah, centre historique de la ville.

Il surplombe la rue Riad Sultan et repose sur les remparts portugais de l’ancienne enceinte de la ville romaine de Tingis.

Sa situation extraordinaire offre une vue spectaculaire vers Tarifa et la côte Espagnole, les eaux de l’océan et de la Méditerranée, la ville et son port.

C’est un havre de paix dans une ville festive en constante réinvention, belvédère de la cité tangéroise sur les musées de la Kasbah et d’Ibn Battuta.

nord-pinus-deco

Un ravissement avec une décoration d’un grand raffinement et une fabuleuse atmosphère. A expérimenter pour un verre, un dîner, une nuit, voire plus…

Hôtel Nord-Pinus Tanger
11, rue du Riad Sultan Kasbah
Tanger
Réservation: +33 (0) 4 90 93 44 44
Email : info@nord-pinus-tanger.com

 

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mercredi 1 mars 2017

Du 14 au 17 mars à la Cinémathèque de Tanger, le Goethe-Institut invite le public de Tanger à des projections de films allemand en VO avec sous-titres français.

Quatre films allemands à l’honneur à la Cinémathèque de Tanger:
– Fukushima mon amour (Grüße aus Fukushima) de Doris Dörrie (2016)
– Sauvage (Wild) de Nicolette Kebitz
– 24 semaines (24 Wochen) de Anne Zohra Berreched
– Tschick de Fatih Akin

Fukushima mon amour (Grüße aus Fukushima) de Dorris Dörrie

Mardi 14 mars 2017 – 19h00 – Cinémathèque Tanger – Entrée gratuite
Version allemande sous-titrée en français

GRÜSSE AUS FUKUSHIMA

« Est-ce que je suis heureuse ? » – cette question conduit la jeune Marie dans la zone de catastrophe de Fukushima. Non, elle n’est pas heureuse. Pourtant, elle veut faire rire les personnes âgées des hébergements provisoires de Fukushima en réalisant des numéros de clown avec des cerceaux – car si elle va là où les gens vont encore plus mal qu’elle, cela ira sans doute bientôt mieux pour elle ?

Ce plan ne va échouer et, assez vite, elle veut de nouveau prendre le large. C’est alors qu’elle fait la connaissance de Satomi l’entêtée, dernière geisha de Fukushima.

Au lieu de prendre l’avion pour rentrer chez elle, Marie suit Satomi dans la zone radioactive et l’aide à reconstruire sa maison entièrement dévastée au milieu des ruines.

Une tendre amitié naît et toutes les deux affrontent ensemble les fantômes de leur passé.

 Réalisation : Doris Dörrie
Acteurs : Osalie Thomass, Kaori Momoi, Nami Kamata, Moshe Cohen, Honsho Hayasaka, Nanoko, Aya Irizuki
Drame, noir et blanc
104 min., 2016

 

Sauvage (Wild) de Nicolette Kebitz

Mercredi 15 mars 2017 – 19h00 – Cinémathèque Tanger – Entrée gratuite
Version allemande sous-titrée en français. Entrée interdite aux spectateurs moins de 16 ans

WILD_1_C_HeimatfilmUne unique et brève rencontre peut changer le cours d’une vie. La vie d’Anias Leben est ennuyeuse et sinistre. Son boulot dans l’informatique ne la satisfait pas et elle se sent prisonnière d’un conformisme sans issu. Mais tout cela change brutalement un matin, lorsqu’elle croise le regard d’un loup dans un parc public. Ce bref moment libère en elle un besoin impérieux : elle sait qu’elle doit désormais retrouver ce loup. Elle veut vivre avec lui, prendre part à sa sauvagerie et ne plus jamais le laisser partir. Sa part animale prend de plus en plus le pas sur les normes sociales.

Sauvage est un film insolite. Cette histoire d’amour entre un humain et un loup ressemble à un thriller discret, une singularité dans le cinéma allemand.
Réalisation : Nicolette Krebitz
Acteurs : Lilith Stangenberg, Georg Friedrich, Silke Bodenbender, Saskia Rosendahl, Pit Bukowski, Hermann Beyer
97 min., 2016

24 Semaines (24 Wochen) de Anne Zohra Berrached

Jeudi 16 mars 2017 – 19h00 – Cinémathèque Tanger – Entrée gratuite
Version allemande sous-titrée en français – Entrée interdite aux spectateurs moins de 16 ans

24 WEEKSTout a brusquement changé dans la vie d’Astrid et Markus.
Le diagnostic : leur enfant à naître est atteint de trisomie 21. A-t-on le droit d’avorter durant le septième mois de grossesse ? Une question à la frontière de ce qui est socialement accepté et médicalement possible. Ils pèsent alors le pour et le contre, tiraillés entre sens des responsabilités et sentiments – un dilemme humain et social inhérent à un sujet toujours tabou. Courage et doute, empathie et colère accompagnent Astrid et Markus dans la décision la plus difficile de leur vie. Dans le drame 24 Semaines, Anne Zohra Berrached réussit à rendre chaque dialogue authentique et chaque scène naturelle. Le film pose des questions d’une brûlante actualité.


Réalisation : Anne Zohra Berrached
Acteurs : Julia Jentsch, Bjarne Mädel, Emilia Pieske, Johanna Gastdorf
102 min., 2016

Tschick de Fatih Akin

Vendredi 17 mars 2017 – 19h00 – Cinémathèque Tanger – Entrée gratuite
Version allemande sous-titrée en français

Auf dem Weg in die Walachai

Maik, appelé « Psycho » à l’école, n’a rien en commun avec son nouveau camarade de classe Tschick. Il s’appelle en réalité Andrej Tschichatschow, est un rapatrié russe et ne parle avec personne. Une seule chose les lie : ce sont les deux marginaux de leur classe. Les vacances d’été approchent et risquent, surtout pour Maik, d’être les vacances les plus ennuyeuses de sa vie. Son père est parti avec sa secrétaire « en voyage d’affaires » et sa mère entre de nouveau en cure de désintoxication. Mais voilà que Tschick fait irruption devant sa porte avec une Lada bleue « empruntée ». Les deux se lancent alors dans une escapade sur les routes de l’Allemagne de l’Est – la destination : la Valachie. Et cet été-là devient alors le plus bel été qu’ils n’aient jamais vécu.

Tschick, le dernier film du réalisateur hambourgeois Fatih Akin, est puissant, singulier et rempli d’aventures. C’est une comédie pleine d’action qui offre également des réponses aux interrogations sur l’entrée dans le monde des adultes, l’amour et l’amitié.
Réalisation : Fatih Akin
Acteurs : Anand Batbileg, Tristan Göbel, Nicole Mercedes Müller
93 min., 2016

 

 

 

 

 

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mardi 28 février 2017

Pour sa 18e édition le Festival National du film de Tanger rend hommage à trois personnalités du monde du cinéma et du théâtre, la réalisatrice Farida Benlyazid, le comédien et homme de théâtre Jamal Eddine Dkhissi, le distributeur et exploitant Abdelkader Benkiran.

farida-benlyazid7541 copie

En reconnaissance à leurs différentes contributions au 7ème art national, le 18ème Festival National du Film, qui aura lieu à Tanger du 3 au 11 mars 2017, rendra hommage à la scénariste et réalisatrice Farida Benlyazid, au comédien et homme de théâtre Jamal Eddine Dkhissi, ainsi qu’à l’exploitant et distributeur Abdelkader Benkiran.

18Efestivalcinema-afficheDurant sa carrière professionnelle, Farida Benlyazid a réalisé plusieurs films documentaires, a écrit, réalisé et produit des longs métrages de fiction:  « Une porte sur le ciel »(1988),  » Ruses de femmes » (1999), « Casablanca, Casablanca »(2002), et « Juanita de Tanger » (2005).
La carrière professionnelle de Jamal Eddine Dkhissi s’étend sur plus de trente ans. Elle est marquée par sa grande présence en tant qu’homme de théâtre, mais aussi comme comédien de cinéma et de télévision avec ses rôles dans « Ymma » et « Nouhe ne sait pas nager » de Rachid El Ouali, « L’écharpe rouge » de Mohamed El Younssi, « L’Orchestre de minuit » de Jérôme Cohen Olivar, « Vie candide » de Mourad El Khaoudi, « Les loups ne dorment pas « de Hicham El Jebbari.

Doyen des professionnels du cinéma au Maroc, Abdelkader Benkiran a exercé pendant sa longue carrière dans une large palette du secteur cinématographique marocain: la production, la distribution et l’exploitation.

Découvrez le programme et les films en compétition > http://ift.tt/2lk4Rup

A propos de Farida Benlyazid

Née le 10 mars 1948 à Tanger, au Maroc. Après des Études de Lettres et de cinéma à l’École Supérieure d’Études Cinématographiques (ESEC) à Paris, dont elle sort diplômée en réalisation en 1976. Une année après, elle bénéficie de plusieurs stages de cinéma à Paris avant de rentrer au Maroc au début des années 80. Farida Benlyazid devient la productrice du film Une brèche dans le mur, de Jillali Ferhati, en 1978. Dès 1979, elle s’oriente vers le travail de scénariste, avec Poupées de roseaux, de Jillali Ferhati.

Farida benlyazid est également journaliste/ chroniqueur et scénariste. Elle a collaboré aux publications  » Le Libéral « ,  » El Mundo « ,  » Autrement « , et  » kantara « . En 1988, elle réalise son premier long métrage de fiction, Une porte sur le ciel. En 1991, elle fonde la société de production  » Tingitania Films « . Farida Benlyazid a débuté la réalisation avec Identité de femme en 1979. Scénariste, elle a notamment signé les scénarios de Poupées de roseaux de Jillali Ferhati (1980) et de A la recherche du mari de ma femme de Abderahman Tazi (1992). Comme scénariste et réalisatrice, elle a tourné Une porte sur le ciel (1988), Keïd Ensa (Ruses de femmes, 1999), et des téléfilms pour la chaîne de télévision 2M : Nia taghleb (2000) et El Boukma (2001).

Elle a réalisé des téléfilms et documentaires notamment Aminata Traoré, une femme du Sahel (1993) et Contra bande (1994).

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vendredi 17 février 2017

Un ras le bol auquel font face bon nombre de Marocaines: le dénigrement des garagistes et le sexisme dû, trop souvent, à leur machisme. Pour répondre à ces agissements, Najlae et Rajae ont voulu exercer le métier de garagiste, généralement assimilé aux hommes, afin de servir leurs consœurs et leur éviter de passer par la gente masculine pour réparer leur véhicule.

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C’est à Tétouan, nichée au nord du royaume, que Najlae Lachqar, 23 ans, et sa petite sœur Rajae, 22 ans, veulent réaliser leur rêve : voir un jour s’ouvrir leur garage pour réparation de voiture, entièrement féminin. Une idée, elles se souviennent, qui trotte dans leur tête depuis leur plus jeune âge.

Fascinées par l’automobile et la moto depuis petites, elles ont aussi «choisi ce métier pour casser les stéréotypes et les barrières car ce métier n’est pas purement masculin», confie l’aînée à la caméra de TV2Africa. C’est dans le quartier Tanjawa à Tétouan, où elles vivent avec leurs parents, qu’a mûri cette aventure qu’elles ont décidé de vivre ensemble.

USAID au service des régions en difficulté

princess-auto-2Soutenues par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et en collaboration avec le programme Forsaty (ma chance), les deux jeunes femmes poursuivent aujourd’hui leur deuxième année d’études dans le domaine. Elles étaient toutes deux étudiantes en infirmerie lorsqu’elles ont appris qu’USAID offrait des formations aux jeunes pour entrer dans le marché du travail. Cette organisation, qui vient en aide aux jeunes vulnérables, s’engage prioritairement à apporter les compétences requises et ouvre de nouvelles opportunités à la jeunesse du monde en prenant en charge les formations. Tout ceci afin de répondre aux attentes d’une dite région mais aussi dans le but de dynamiser et développer cette même région. Une surprise d’autant plus savourée lorsqu’elles ont su que la mécanique faisait partie d’un des programmes proposés. Une obsession oubliée quand elles ont pris de l’âge compte tenu des qu’en dira-t-on.

Ayant des cours de pratique toute la semaine, cet apprentissage permet aux sœurs avant tout d’acquérir les bases du métier de mécanicien automobile en mettant à profit les acquis des cours théoriques sur le terrain. Sachant qu’elles sont les deux seules filles du groupe complètement masculin, elles tiennent à ne pas reculer face à cela pour montrer qu’une femme est capable de travailler dans n’importe quel domaine.

Ainsi, une fois leur diplôme en poche Najlae et Rajae compte ouvrir leur propre garage dans le but premier de le consacrer à la gente féminine mais aussi pour pallier aux refus de patrons et le manque d’opportunité. Un point qu’elles ne cessent de mettre en avant en assurant que dans la région le taux de chômage est élevé, ce qui pousse la jeunesse à émigrer voire à fuir. «Lorsqu’on postule pour un emploi, on nous dit souvent que l’on va nous appeler plus tard mais cela reste sans suite», confient-elles à USAID.

C’est d’ailleurs le destin qu’ont connu trois de leurs frères, qui vivent aujourd’hui en Espagne. Loin de l’idylle et du paysage de carte postale qu’expose Tétouan, la réalité des obstacles est toute autre. Ce qui persiste dans cette région, tant dans les mentalités que dans le marché de l’emploi, a laissé place à la motivation et la volonté de ces deux femmes unies dans ce désir de changement.

Un rêve proche de la réalité

Il ne manque aux deux sœurs que le précieux sésame car les plans du futur atelier sont déjà dessinés dans leur tête. «Princess Auto» sera un lieu aux couleurs et design intégralement féminin, totalement dédié à la réparation de véhicules des conductrices marocaines. La femme en premier notamment pour combattre les préjugés liés à la place de la fille dans la société et lui favoriser un déplacement elle-même au garage sans être dénigrée ou mal reçue.

Des faits auxquels ont dû faire face les deux sœurs et qui leur ont permis de mieux appréhender la question. Nombreuses sont les personnes qui n’ont pas accepté le métier que Najlae et Rajae ont choisi mais elles ont su prouver le contraire à leurs pairs. La famille Lachqar compte onze enfants, dont six filles et cinq garçons, de quoi voir évoluer une multitude de rêves qu’il n’est pas impossible de réaliser !

Les mécaniciennes, couvertes ou non de graisse, continuent leur épopée et combattrons les clichés coûte que coûte. «Princess Auto», l’atelier des deux sœurs pour un public de dame devrait voir le jour prochainement. En attendant, elles terminent leur formation dans l’espoir de vivre de leur passion. Une reconversion bénéfique et au goût des sœurs, qui touchent du bout des doigts ce rêve empli d’embûches. «Je ne peux pas décrire mon bonheur», explique Najlae à USAID, «j’ai réalisé quelque chose que je pensais impossible.»

Jazia El Hammari
Yabiladi.com

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samedi 11 février 2017

C’est un projet très innovant qui pourrait révolutionner notre mode de transport. Une entreprise espagnole travaille actuellement sur le développement de l’Hyperloop, un projet de recherche collaboratif lancé par l’ingénieur sud-africain Elon Musk, fondateur de SpaceX et Tesla pour relier Barcelone et Tanger en moins d’une heure…

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Ce système de transport futuriste à grande vitesse fait l’objet d’un concours international, « l’Hyperloop One Global Challenge ». 35 porteurs de projet ont été sélectionnées par la société américaine Hyperloop One sur plus de 2.600 projets présentés pour le développement de cette nouvelle technologie.

Plus de 1.000 km/h

Parmi eux figure une équipe espagnole, Primex Team, composée d’une vingtaine de profils. Étudiants, ingénieurs et experts en droit sont supervisés par la Fondation Université-Entreprise, une organisation basée à Madrid qui aide les élèves à se présenter à ce type de concours. Ils planchent actuellement sur le projet afin de relier Madrid à Tanger en moins d’une heure, soit en un peu moins de temps qu’en avion (1h20).

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Selon le chef du projet Luis Gonzalez Lorenzo, interrogé par le quotidien espagnol El Independente, ce nouveau moyen de transport permettrait d’assurer « une liaison stable » entre l’Afrique et l’Europe, « sans influence des marées ou des conditions météorologiques », contrairement au bateau ou au train.

Concrètement, l’Hyperloop se présente sous la forme d’un tube dans lequel sont propulsées des capsules transportant des voyageurs ou des marchandises à plus de 1.000 km/h.

Tunnel flottant

Pour le projet espagnol, un « tunnel flottant » sous-marin serait installé à l’aide de flotteurs dans le détroit de Gibraltar, la profondeur des eaux (allant jusqu’à 800 mètres) ne permettant pas de construire un tunnel sous la terre comme celui entre la France et le Royaume-Uni sous la Manche.

Ce projet, dont le coût n’a pas encore été dévoilé, aurait sans aucun doute un impact social et économique fort sur l’Espagne et le Maroc. « Il faut imaginer l’Afrique dans 50 ans. C’est le continent de l’avenir », estime Luis Gonzalez Lorenzo, qui précise que Tanger n’a pas été choisie au hasard. « C’est un hub du commerce et du développement. (…). La ville peut être une passerelle vers l’Afrique, et l’on pourrait ensuite étendre le projet jusqu’au Nigeria ou d’autres zones », ajoute-t-il.

Le 27 avril, l’équipe présentera son projet à Londres. D’ici là, Ryan Kelly, directeur du marketing chez Hyperloop One, a été chargé d’effectuer le suivi du projet.

La société américaine a déjà signé un accord avec les Émirats arabes unis en novembre dernier pour construire le premier Hyperloop en 2020, à l’occasion de l’Exposition universelle. Il reliera Dubaï à Abou Dhabi en 12 minutes au lieu de 1h50 en voiture.

HuffPost Maroc | Par Anaïs Lefébure

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vendredi 10 février 2017

Arcis Saxophon Quartett se produira le 17 février à 20h à l’hôtel Villa de France de Tanger. Un ensemble hors pair, novateur et avide d’une pratique de la musique de haute qualité.

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Avec cette passion ardente et leur présence scénique charismatique et authentique, les quatre jeunes musiciens munichois de cette formation insolite enthousiasment et captivent le public.

Un travail minutieux de très haut niveau professionnel leur permet de tisser une expressivité personnelle et un jeu  d’ensemble hors pair. Le tout dans un bonheur de faire de la musique et une profondeur expressive qui subjuguent l’auditeur. Cette disponibilité de communication et la capacité de s’écouter mutuellement réunissent l’ensemble en « une seule voix » ce qui a pour effet sonore et musical de déployer toute la palette des couleurs du saxophone.
Les quatre musiciens ont à cœur de puiser dans le répertoire original aussi bien que de promouvoir le développement du genre par l’interprétation d’œuvres modernes et commandées ainsi que de donner de nouvelles stimulations à la musique de chambre

En mars 2013 est sorti leur premier CD « Arcis Saxophon Quartett spielt Enjott Schneider » pour le label Ambiente Audio. En collaboration avec le célèbre compositeur et professeur de musiques de films, l’allemand Enjott Schneider, ils ont enregistré l’intégrale de son œuvre pour saxophones.

L’année 2013 a été marquée par de nombreux succès internationaux : Premiers Prix au Musikwettbewerb des Kulturkreises Gasteig e.B. (en plus du prix du public), au Concorso Argento (Italie), au First Classical Music International Internet-Festival « Chance Music » (Russie). Ils ont également obtenu le 3ème Prix au 13ème Concours International de Musique de Chieri (Italie) et, en 2014, le 2ème Prix du Concours de Musique de Chambre de la Fondation Alice Samter (Berlin). En 2015 ils ont gagné le 1er Prix au 4th international Contest – Festival of Chamber Ensemble Performance named after T.A. Gaidamovich in Magnitogorsk (Russie) et, en 2016 le 1er Prix aux Rising Stars Grand Prix 2016 – International Music Competition Berlin.

L’ensemble a été fondé en 2009 à la Haute École de Musique et Art Dramatique de Munich et travaille depuis, dans le cadre du Master de musique de chambre, dans la classe du Quatuor Artemis à l’Université des Arts de Berlin et également auprès de Koryun Asatryan et Friedemann Berger à Munich. Depuis 2015 l’Arcis Saxophon Quartett est un ensemble de l’ECMA.

Les quatre musiciens bénéficient du soutien de Yehudi Menuhin Live Music Now, des PE-Förderungen für Studierende der Musik e.V., de Theodor-Rogler-Stiftung et d’Ernst von Siemens Musikstiftung. En 2016 l’ensemble a reçu une bourse d’études pour la musique de capitale Munich et le Prix Bavarois d’Art.

Après leurs débuts internationaux dans le Grande Salle de Conservatoire Tchaïkovski de Moscou et le concert à Wigmore Hall, l’invitation à jouer dans la Philharmonie de Berlin en 2017 marque une étape importante dans leur carrière.

Les musiciens de Arcis Saxophon Quartett:
– Claus Hierluksch (Saxophone soprano)
– Ricarda Fuss (Saxophone alto)
– Edoardo Zotti (Saxophone ténor)
– Jure Knez (Saxophone baryton)

Concert de musique classique avec ARCIS SAXOPHON QUARTETT , présenté par le Goethe-Institut le vendredi 17.02. à 20h, à la Villa de France, Entrée libre sur invitation.

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dimanche 29 janvier 2017

Du 8 au 29 janvier 2017 Alice Hamon a été accueilli en résidence artistique par l’Institut Français de Tanger en partenariat avec l’association ECUME Marseille dans le cadre d’échanges culturels en Méditerranée. Travail présenté à la salle Beckett le 27 janvier.

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Alice Hamon développe un travail sur le territoire, les frontières dont le support est l’environnement maritime et urbain. Elle questionne les notions de lieu et de temps en réalisant des pièces in-situ. La photographie et le dessin sont proposés comme une expérimentation nomade et mixte, une trace et un dispositif autonome. L’échelle de ces éléments varie, se déclinent, se combinent et s’inscrivent parfois de nouveau dans l’espace public.
Depuis quelques années, elle réalise un projet photographique dans les villes du pourtour méditerranéen : Marseille, Beyrouth, Damas et aujourd’hui Tanger, en explorant la configuration architecturale et spatiale des lieux et plus particulièrement les toits plats. Le procédé n’a pas pour unique but de créer une série d’images mais créer une force méditative, expérience d’une relation au monde. Cette expérimentation est physique, gestuelle et mentale.
Elle explore également ces thèmes avec le dessin, où les notions d’échelles, de cartographies rencontrent découpages, collages, encres et dessins à la mine de plomb.
Elle a notamment exposé à Montréal, Bruxelles, Paris et Marseille.

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A propos d’Alice Hamon

Alice HamonPartir, revenir, aller voir ailleurs – juste à côté ou beaucoup plus loin. Qu’il s’agisse de ses choix artistiques, des matériaux qu’elle utilise ou de sa relation avec le monde, Alice Hamon a privilégié la mobilité.
Avant Beyrouth, Porto, Montréal, l’Asie… La route commence à Strasbourg aux Arts Décoratifs. Elle y expérimente le plaisir brut des matériaux, grave le métal et le verre. Déjà le voyage, le mouvement et le temps, sont au cœur de son travail. Une forme se confirme; laissant un espace pour le vide. Sérigraphies ou gravures, inspirées par les techniques de l’estampe, lui permettent de passer du singulier au multiple, expérimentant la richesse de la juxtaposition et des changements infimes.

Première escale : Montréal (master en Arts Visuels, Uqam). Alice Hamon rapproche la technique de la sérigraphie et l’expression de la photographie pour des réalisations d’affiches. C’est aussi le temps des premières installations en milieu urbain, un art éphémère, fragile, qui finit par faire partie du décor, s’affirme comme œuvre, avant d’être livré au passage du temps, de la destruction. L’œuvre d’Alice Hamon trouve sa place, dans la rue, sur les toits… Elle devient constitutive du lieu dont elle est inspirée, et ce principe demeure depuis une constante.

Vient le temps de trouver un lieu qui resterait ouvert sur le monde, qui accueillerait le monde. Ce sera donc un port, Marseille, où elle vit et travaille depuis 10 ans. Elle ressent très vite besoin de connaître l’intimité de cette ville, de ses habitants. Grâce à plusieurs expériences au sein d’associations culturelles, elle initie un travail avec les enfants des quartiers périphériques. A travers des ateliers de pratiques artistiques, autour de thèmes en lien avec leur quotidien, leur culture, leur histoire… Elle leur propose de créer des œuvres qui feront l’objet de publications (Editions Le port a jauni), d’expositions (Bibliothèque Alcazar de Marseille), ou une œuvre collective destinée à laisser une empreinte dans l’espace public (Rés. Un artiste, un quartier, Arts et développement). Ces rencontres, nourries d’horizons culturels et sociaux variés, tissent des échanges qui viennent enrichir son travail personnel.

En parallèle, Alice poursuit ses recherches et expériences plastiques sur le dessin, en puisant toujours dans un univers personnel. Bruts ou retravaillés par scans et recomposés, les séries 0n board, ou Promenades immobiles mélangent l’encre et le feutre, le trait franc et les collages. On y retrouve ses thèmes de prédilection ; les éléments géographiques, cartographiques (mer, points cardinaux…) et spaciaux (habitat, bateaux…) qui se combinent de manière ludique. Son travail joue avec les associations d’idées, qui permettent au réel et à l’imaginaire de se côtoyer ou se combiner. Autre constante : la réflexion sur le format, et l’inscription des œuvres dans les lieux publics, comme autant de lieux d’étapes subjectifs. Le dessin bouleverse les questions d’échelle, et la représentation géographique d’un lieu laisse place à un ailleurs poétique et possible (cf. Holidays, Interstices #1).

Elle poursuit également le développement d’un projet d’envergure, qu’elle initie en Inde, avant de le décliner dans plusieurs villes méditerranéennes. Alice Hamon dessine sur les toits terrasses, en utilisant un matériau volatile comme la craie. Ces réalisations très graphiques, inspirées par la cartographie ou des motifs géométriques (yeux, amulettes, rose des vents, tapis…) sont ensuite photographiées dans leur contexte. Les traces sur le toit, au premier plan de l’image, se rapprochent d’une configuration symbolique ou imaginaire d’un lieu qui entre en résonance avec l’espace réel photographié. Elle sollicite ainsi une dynamique visuelle, nous éloignant doucement de la réalité pour laisser place au rêve et à l’imagination. De ce travail, Jean-Luc Chalumeau a pu écrire : « Pour les photographes, il n’y a pas de supériorité esthétique entre l’effort d’embellir le monde et l’effort inverse de lui arracher son masque. C’est à cette double tâche que se consacre Alice Hamon avec virtuosité ».

Nicole Levigne

 

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