lundi 5 octobre 2015

Le coup d’envoi de la saison de chasse 2015-2016 au niveau de l’Oriental a été donné hier dimanche dans une amodiation à 20 km d’Oujda. Il a été précédé par l’organisation, vendredi 2 octobre, d’une journée de sensibilisation au profit des chasseurs et  associations de chasse au centre d’estivage des eaux et forêts à Tafoughalt. Une opportunité pour expliquer les dispositions prises en matière de conservation de la biodiversité et pour assurer la durabilité de l’activité cynégétique. En parallèle, des points de presse, des ateliers et des visites de terrain sont organisés au profit de journalistes en herbe et d’écoliers affiliés aux clubs environnementaux. D’autres dispositions ont aussi été prises pour  mobiliser les agents habilités à asseoir les conditions requises pour l’exercice de ce sport dans un environnement adéquat. «Une attention particulière sera accordée  au contrôle des réserves de chasse et à la lutte contre le braconnage considéré comme un facteur principal de dégradation des ressources cynégétiques», confie à L’Économiste Mohamed El Khalloufi, chef de service du partenariat pour la conservation et le développement des ressources naturelles à la direction régionale des eaux et forêts et de la lutte contre la désertification  de l’Oriental (DREFLCD/O)
Dans le but de renforcer des amodiations de chasse associative et touristique, la superficie amodiée s’élève cette année à 116.557 hectares répartis sur 47 lots de chasse. Cette saison, ce sont 5.800 chasseurs recensés sur toute la région. A cet effet, les amodiataires ont été incités par le biais des contrats qui les lient au Haut commissariat aux eaux et forêts à  s’impliquer davantage dans la gestion et l’aménagement des territoires de chasse. Ils ont été sollicités pour la mise en œuvre des opérations d’agrainage, de cultures à gibier, de mise en place d’abreuvoirs, de régulation des prédateurs, de gardiennage et l’obligation de procéder à des opérations annuelles de repeuplement du gibier. Quant au nombre de  perdreaux lâchés au cours de la saison écoulée, il s’élève à près de 9.991 y compris ceux du Haut commissariat et du bureau régional de la Fédération royale marocaine de chasse. «Outre l’impact positif sur le développement des territoires de chasse et la protection des espèces menacées d’extinction, la chasse associative et touristique contribue au développement des produits de niche et de l’économie locale et solidaire, à travers la création d’emplois saisonniers et la commercialisation des produits du terroir»,  souligne Mohammed Bennani Baiti, directeur de la DREFLCD de l’Oriental.
De notre correspondant,
Ali KHARROUBI
 



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