Les méduses, invitées de dernière minute dans la côte nord, risquent de gâcher la fête aux vacanciers. Plusieurs cas de piqûre ont été relevés dans différentes plages à Martil ou encore à Mdiq. Leur nombre reste inférieur à celui enregistré dans d’autres plages de la région comme en Espagne par exemple, mais le risque est bien réel au vu de la forte fréquentation que connaît la côte tétouanaise en ce début août.
L’ennemi est bien identifié, il s’agit de “Pelagia Noctiluca”, une méduse issue de la région méditerranéenne, plus connue sous le nom de «Agua viva». Cette dernière est aussi toxique que belle, attirant les baigneurs avec son aspect inoffensif en forme de parachute rose. Avec des tentacules dotés de cellules urticantes qui peuvent s’avérer extrêmement douloureuses en cas de piqûre, elle peut entraîner des complications sérieuses chez les personnes sensibles, jeunes en particulier.
«Agua viva» constitue un réel danger auquel il faut sensibiliser les baigneurs car même morte et échouée, elle présente un réel danger car ses cellules urticantes restent chargées en poison.
Au fil des vents et de marées propices, ces méduses, habituellement vivant en profondeur, peuvent revenir à la surface et échouer sur les plages. Déjà bon nombre de plages espagnoles dont celles des Baléares ont commencé à aviser de la présence des cadavres de ces êtres unicellulaires échoués dans leurs plages. Dans certaines, surtout au nord des côtes méditerranéennes espagnoles, leur nombre dépasserait de loin la moyenne identifiée lors des précédentes années. C’est le cas à Sebta où des dizaines de kilos ont été repêchés depuis le démarrage de la saison d’été. A noter que le phénomène du retour des méduses est normal et saisonnier, il se répète chaque année tout au long des plages de la Méditerranée. Mais tous les trois à quatre ans, on assiste à une augmentation drastique du nombre de cadavres échoués, une tendance déjà relevée en 2003, 2005 et en 2009.
Les causes sont purement environnementales. En effet, la variation particulière de la température de l’eau des côtes, leur calme et le volume des précipitations hivernales encourageraient ou retarderaient ce phénomène, même si aucune théorie sérieuse n’ait été avancée jusqu’à maintenant pour expliquer ces variations cycliques de la taille du banc des méduses.
A. A.
from MarocPress.com http://ift.tt/1HqZIE9
18:22
Novitacu
Posted in
0 commentaires :
Enregistrer un commentaire