A quelques mois de la tenue à Paris de la Conférence sur le climat (COP 21), le président américain Barack Obama a présenté son plan pour une énergie propre (America’s clean power plan). Il sera décliné en une série de règles et de réglementations. Celles-ci imposeront pour la première fois aux centrales électriques de réduire de 32% d’ici 2030 leurs émissions de dioxyde de carbone (CO2), par rapport au niveau de 2005. Le plan prévoit par ailleurs la fermeture d’environ un tiers des centrales américaines et l’amélioration de l’efficacité du reste du parc.
Obama a décrit les restrictions imposées aux centrales électriques comme étant une étape importante jamais effectuée par les Etats-Unis dans la lutte contre le changement climatique. Ces centrales sont responsables de 40% des émissions de dioxyde de carbone, le gaz contribuant le plus au changement climatique.
Halte aussi au charbon, l’une des sources d’énergie les plus polluantes. Une affaire qui ne sera pas facile d’autant plus que c’est un secteur industriel important aux USA. En effet, 37% de l’électricité est encore produite par des centrales à charbon. Selon le plan d’Obama, les énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse) devront substantiellement prendre la place du charbon. Leur part dans la production d’électricité passerait à 28 % en 2030 (contre 11 % actuellement).
De surcroît, l’administration Obama promet aux foyers américains une baisse de leurs factures d’électricité. Par ménage, le montant sera de 85 dollars économisés chaque année, une fois les objectifs atteints.
La stratégie du président américain, en fin de mandat, a été saluée par l’UE et aussi par la France qui va accueillir et présider la 21e Conférence des parties de la onvention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques de 2015. Le Parlement français a adopté récemment la loi sur la transition énergétique.
Si les républicains sont à l’offensive, la candidate démocrate à la Maison Blanche en 2016 Hillary Clinton a vu dans ces mesures un grand pas en avant. Quant à la directrice de l’Agence américaine de protection de l’environnement, Gina Mc Carthy, elle a salué des «objectifs raisonnables et qui peuvent être atteints».
La compétitivité des énergies renouvelables incite les Etats à investir dans l’éolien ou le solaire. C’est le cas du Maroc qui a déjà lancé des projets notamment à Ouarzazate. Il compte d’ailleurs accroître à 42% la part des énergies renouvelables, notamment éoliennes et solaires, dans la capacité électrique totale installée à l’horizon 2020.
F. Z. T.
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18:22
Novitacu
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