mardi 26 mai 2015

Free, Bouygues Telecom, Numericable-SFR et Orange… les résultats trimestriels sont contrastés pour ces grands opérateurs. Iliad, la maison mère de Free, a signalé une croissance de 7% au 1er trimestre de son chiffre d’affaires (à 1,075 milliard d’euros). Pour sa part, Orange l’a quasiment stabilisé (-1,4% à 9,67 milliards d’euros), tandis que Bouygues Telecom a affiché une activité en recul de 2% à 1,063 milliard d’euros. Le chiffre d’affaires de Numericable-SFR s’est lui replié de 4,6% à 2,740 milliards d’euros, mais son retour à la rentabilité sur le trimestre a été salué par le marché.
Si Free comme Bouygues Telecom et Orange, se félicitent de l’arrivée de nouveaux abonnés, Numericable-SFR n’en a pas profité, puisqu’il est en pleine phase d’intégration. Ce dernier a perdu quelque 400.000 clients mobiles particuliers à 15,8 millions. Si certains opérateurs de télécoms ont réussi à augmenter leurs bénéfices, d’autres sont en quête de boussole. Mais l’avenir s’annonce optimiste. D’ici 2017, les revenus des opérateurs télécoms européens devraient repartir à la hausse, prédit une nouvelle étude sur le secteur réalisée par les consultants d’Arthur D. Little et le courtier Exane BNP Paribas, citée par les Echos France.
Sur 110  dirigeants interrogés dans 17 pays d’Europe, près de 60% se déclarent optimistes sur cette reprise. Les experts prévoient une stabilisation progressive des revenus d’ici l’année prochaine et un retour à la croissance à un taux d’environ 1% par an d’ici 2017, après 7 années de baisse continue. Deux facteurs devraient relancer la demande: le très haut débit fixe et le développement d’autres utilisations sous réserve qu’elles résultent de vraies innovations et de services à valeur ajoutée.
Un autre créneau auquel les opérateurs doivent s’intéresser est celui de l’émergence de données (data) téléchargées et/ou échangées, surtout avec la hausse de la consommation de vidéos. Des secteurs qui devront constituer une source de revenus importante. Les auteurs de l’étude s’attendent à la hausse des services OTT (Over-the-top) comme Netflix et Amazon Prime. Cela concerne la fourniture en ligne de la vidéo et l’audio sans que le prestataire de services Internet ne soit impliqué dans le contrôle ou la distribution du contenu lui-même. Le fournisseur n’est ni responsable, ni en mesure de contrôler, les droits d’auteur et la redistribution de son contenu. Cela est valable pour tout type d’équipements connectés à Internet (Box, tablette ou smartphone). Ces OTT constituent une menace pour les médias traditionnels. Une tendance confirmée par une autre étude de Juniper Research, un des experts en contenus numériques, pour qui les services OTT devraient exploser dans les quatre années à venir. En 2019, les services comme Netflix, Amazon Prime, Canalplay en France enregistreront 332,2 millions d’abonnés contre 92,1 millions aujourd’hui.
F. Z. T.
 



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